Périple d’Est en Ouest à Cuba

Périple d’Est en Ouest à Cuba

 Cuba d’Est en Ouest 25 jours A 4 puis en coule

Septembre 2017 875€ Déjà testé par 2 Local Xplorers

Petit aperçu :

Première étape de notre année en Amérique Centrale et Amérique du Sud, ce voyage à Cuba ne nous a pas déçu. Nous avions hâte de découvrir cette île particulière, où le temps semble s’être arrêté. Nous sommes arrivés à Cuba 24h avant l’ouragan IRMA, des conditions particulières pour découvrir le pays…

LES STOPS

★★★★☆

Arrivés à La Havane le soir, SURPRISE ! nous retrouvons nos amis Christelle et Kuba de The Dreambox Project. Je n’étais pas au courant qu’ils allaient nous retrouver, Nico s’était arrangé avec eux ! Nous décidons de nous rendre dès le lendemain matin à Vinales. Bonne idée car au réveil le lendemain, le gérant de notre casa nous informe que la partie de la ville proche de la Malecon (bord de mer de La Havane) sera inondé dans la journée et qu’il faut nous reloger. Les voitures ne circulent plus dans les rues proches du bord de mer, les habitants font des provisions en eau, nourriture et argent. Les liaisons de bus étant coupées, nous choisissons de nous rendre à Vinales en taxi, là-bas, nous serons à l’abri.

Durant les 2h30 de trajet en voiture ancienne cubaine, nous admirons les paysages vierges. Végétation dense, collines verdoyantes et champs à perte de vue font office de décors. De temps à autre se dressent quelques maisons. Personne, pas une voiture sur cet autoroute à 2 voies qui traverse Cuba d’ouest en est. Arrivés à destination, nous nous retrouvons dans un petit village de quelques rues bondées de « Casa Particular » (chambres d’hôtes) de toutes les couleurs et de restaurants aux cuisines pas vraiment locales. Un village pas très typique.

Au milieu de toutes ces casa, nous en choisissons une un peu excentré et proche des champs et des chemins de randonnée.  Loly, notre hôte, nous conseillons de nous rendre à la ferme agricole en haut de la petite colline proche du village afin d’admirer le coucher du soleil. La petite route monte sur la colline, les habitants assis sur le pas de leurs portes nous font des signes à notre passage. Un peu plus loin, nous rencontrons « Cucuio » (surnom évidemment) et ses amis, assez éméchés. Il nous propose de faire une balade avec lui le lendemain afin de nous faire découvrir la région à des prix imbattables (10 CUC soit 10€ la journée/personne). Pourquoi pas …

Nous n’avons pas pris l’entrée principale pour nous rendre à la ferme et avons préféré faire le tour par un chemin de terre qui s’enfonce dans la forêt, descend puis remonte dans les terrasses de plantations de la ferme. La vue sur la vallée est magnifique de la haut. Les « mongotes » (collines karstiques) entourent le paysages. Les nuages s’assombrissent, le coucher du soleil sera pour une prochaine fois. Après plusieurs cocktails locaux aux fruits du jardin, on nous sert le dîner, un réel festin à la cubaine. Composé de soupe de légumes et pomme de terre, de légumes crus (tomates, choux, concombres, avocat), de riz aux haricots rouges, de magnoc et patate douce, de porc et de poulet. L’ouragan est arrivé à Vinales, plusieurs coupures d’électricité durant le repas alors que dehors c’est la tempête. Nous profitons d’un moment calme pour redescendre à pied, le déluge reprend et nous nous arrêtons dans une casa. Une voiture passe finalement et nous ramène les chaussures remplies d’eau. La coupure d’électricité durera 2 jours, peu comparé aux dégâts des autres parties du pays.

 

Le jour suivant le temps est plus clément, nous retrouvons Cucuio et débutons la découverte de la région. Il nous expliquent que la région, très agricole, cultive le magnoc, le riz, le maïs, la cannes à sucre, le concombre, le café et surtout le tabac. Les cigares de Vinales étant considérés comme les meilleurs du pays. Nous nous engouffrons dans la magnifique Valle del Silencio, nous passons de forêts en plaine au travers des champs. Avançons jusqu’en haut d’un belvédère pour admirer le paysage puis arrivons jusqu’à un lac. Cucuio nous emmène ensuite visiter une fabrication du tabac. Le propriétaire nous explique les différentes étapes de fabrication et nous en fait goûter un. Nous rentrons ensuite et profitons du coucher du soleil sur le toit de notre casa.

 

La région de Vinales se prête beaucoup à la randonnée. Nul besoin de guide, vous pouvez vous rendre au « tourist information » situé en face de la place principale pour récupérer une carte et demander sur place votre chemin aux paysans. Une belle balade d’une journée dans la Valle de Palmarito fait le tour du Mongote del Valle en logeant le Mongote Dos Hermanas. Nous avons décidé de suivre plus ou moins le chemin également de nous perdre au travers des champs pour nous rendre à la Cueva de Palmarito. C’est en rentrant dans les champs de XX, que nous sommes arrivés aux pieds de sa maison et l’avons rencontré. Très accueillant, il nous a parlé de son quotidien. Propriétaire de nombreux champs et de bêtes, il loue également ses chevaux aux guides. Il nous a ensuite guidé vers la grotte. Immense grotte avec des bassins d’eau de pluie, le dernier est long de XXX, incroyable !

Après une petite baignade, nous reprenons nos chemins boueux pour continuer le tour du mongote et nous perdons vite dans les rizières. Si vous souhaitez comme nous, vous égarez des chemins principaux, vous pouvez retrouver ici notre itinéraire, à préférer à la saison sèche et pas après un ouragan si vous peur de la boue ! Nous sommes rentrés par la petite route qui mène au camping XXX, possibilité de rentrer en calèche pour les plus fatigués.

PS : Si vous sortez des sentiers battus pendant la saison des pluies, attention aux tiques, nous en étions couverts …

★★★☆☆

Village de pêcheurs sur la côte sud de Cuba, Playa Larga est très calme.

Peut être est ce à cause de l’ouragan que le village apparaît si désert. La rue principale bordée de casa particular vide longe la mer. Nous nous rendons au hasard chez Andres & Carmen, 20 CUC (16,75€) la chambre pour 4. Ils nous accueillent avec des noix de coco fraiches.

Nous nous rendons directement à la plage. La côte est assez sale, sûrement amplifié par l’ouragan qui a ramené les déchets. Sable blanc, cocotiers et eau transparente apparaissent finalement même si le ciel gris ne permet pas de distinguer la couleur turquoise de l’eau. Après la baignade et la dégustation de coco que Nico est allé chercher en haut du cocotier (non sans peine), nous continuons la balade jusqu’à un spot de pêcheurs.

 

C’est là que nous rencontrons Kiko. Il nous explique sa technique de pêche, la ligne tenue par un bâton est accrochée à une cannette afin que celle ci, en raclant sur les rochers, le prévienne lorsqu’un poisson a mordu à l’hameçon. Il restera pêcher avec ses amis et son rhum jusqu’à 2h du matin. Il nous invite à nous emmener le lendemain à ses plages préférées. Ici commence une immersion d’une journée entre plages paradisiaques, et soirée salsa cubaine. Si nous avons découvert de magnifiques paysages, ce qui nous laissera un souvenir indélébile est la rencontre avec Kiko et ses amis et nos échanges avec eux.

À lire notre immersion « La vie à la Cubaine » ici.

En effet, lorsque le soleil bat son plein, les eaux de Playa Larga se transforment, turquoises et transparentes, elles sont aussi peu profondes et même brûlantes lorsqu’il n’y a pas de fond.

Si la côte a un intérêt certain, la réserve biologique Ciénaga de Zapata est également un must to do. Inaccessible malheureusement lors de notre passage (en raison de l’ouragan qui a inondé les chemins), nous en avons entendu beaucoup de bien. L’accès est cependant possible seulement avec une voiture (il faut louer un taxi) et avec un guide. La faune et la flore y sont reines ​: 900 variétés de plantes, plus de 200 espèces d’oiseaux, reptiles et mammifères

Autre attrait, la plongée. La baie renferme des spots parmi les plus beaux de Cuba. Entre épaves, grottes et murs de coraux, les plongeurs y trouveront leur bonheur.

Enfin, étant moins populaire auprès des touristes que d’autres villes cubaines, Playa Larga offre de nombreuses possibilités de rencontres des locaux et de vivre avec eux des expériences inoubliables.

★★★★☆

La route jusqu’à Trinidad est très belle, elle traverse les campagnes et petits villages avec en toile de fond les montagnes pas si lointaines. Elle longe ensuite la côte.

Ville aux milles couleurs, Trinidad attire de nombreux touristes. Malgré sa popularité, elle reste un spot incontournable d’un voyage à Cuba.

Faites abstraction des rabatteurs qui vous proposeront des excursions ou taxis collectifs et plongez vous dans les ruelles de la ville. Vaguez au hasard, éloignez vous de la plaza Major et de son centre, vous rencontrerez les habitants. La vie se fait dehors, les enfants jouent au ballon dans les rues, les adultes se retrouvent sur le pallier pour discuter ou jouer aux dominos, les dames sont assises à leurs fenêtres et regardent la rue entre les barreaux. Ouverts, ils vous demanderont d’où vous venez et seront heureux de partager un moment avec vous. La rencontre à Trinidad qui nous a le plus marquée est sûrement celle avec Alice qui voulait qu’on la prenne en photo avec sa tante et son petit frère, nous avons ensuite réussi à imprimer les photos et à les lui offrir.

Les rues du sud-​est de la ville, près du Parque Céspedes sont pleines de petits magasins typiques et de services qui permettent de s’immerger dans le quotidien local. 

Autre moment fort vécu à Trinidad, notre découverte de la Casa de Cultura où nous avons appris la salsa avec les seniors qui s’y retrouvent pour danser toute l’après midi ! On vous en dit plus dans notre immersion ici. 

De nombreux rooftops vous perm​ettent de prendre de la hauteur. Nous vous conseillons de vous rendre sur le toit de la maison jaune et bleue avec la croix située à l’angle de la rue Amargura – Juan M Marquez et admirez la magnifique vue sur la ville. D’un côté l’église de la plaza Major, de l’autre les rues du nord ouest de la ville avec au loin les montagnes. La terrasse en haut du musée d’histoire de Trinidad situé dans la rue Simon Bolivar – Desengano, près de la plaza Major, permet aussi de profiter d’une vue panoramique. Enfin, pour le coucher de soleil, prendre un verre à Vista Gourmet, situé dans une rue légèrement en montée, est idéal pour admirer l’ensemble du paysage, de la mer à la montagne en passant par la ville. 

Trinidad est également le spot idéal pour découvrir sa province. De belles excursions sont possibles sans passer par les tours organisés.

 

★★★★★

Une balade à vélo depuis Trinidad vers la belle plage de Playa Ancon est idéale pour s’évader de la chaleur de la ville et découvrir la côte. Seulement 15km séparent Trinidad de Playa Ancon, il est très facile de s’y rendre. Vallonnée en sortant de Trinidad, la route qui longe ensuite la côte à partir de La Boca est plate. Au début du trajet on admire les paysages de champs et montagnes puis vient la côte et le village de pêcheurs de La Boca avec ses petites barques. Nous apercevons ensuite sur la lagune, des flamands roses. C’est un peu plus loin que nous découvrons les premières plages paradisiaques. Cocotiers, sable blanc et eau transparente turquoise sont au rendez-vous. Les plages défilent jusqu’à Playa Ancon qui, bien que plus longue, est loin d’être la plus belle. Après une courte baignade, nous préférerons retourner aux petites plages plus sauvages. Sur certaines, vous pourrez trouver un petit kiosque qui vendent des sandwich et des cocktails.

De nombreux pêcheurs viennent y pêcher au harpon.

Sur le chemin du retour, un​e​ petite pause à La Boca s’impose. Le temps d’admirer un magnifique coucher de soleil tout en discutant avec les locaux venus se baigner. Ou bien pour dîner dans un des petits restaurants en bord de mer qui servent de très bon poisson frais. 

S​i le chemin retour de nuit à vélo n’est pas dangereux, il convient tout de même de faire attention de se mettre bien sur le côté lorsqu’une voiture passe. 

★★★★☆

Excursion phare au départ de Trinidad, une journée dans la Valle de los Ingenios est incontournable. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses paysages y sont magnifiques. Champs à perte de vue, montagne, plantations… cette ancienne région sucrière regorge de surprises. Une balade à cheval d’une journée permet de voir une bonne partie de la vallée. Il vous sera alors possible de monter au mirador de la Loma del Puerto qui offre une vue splendide sur la vallée d’un côté, la mer et les palmeraies de l’autre.

Plusieurs anciennes sucreries peuvent être également visitées, il vous faudra alors voir avec le guide pour organiser un parcours sur mesure en fonction de ce que vous souhaitez voir. Vous traverserez aussi sûrement les rails d’un train à vapeur encore en fonction.

En s’enfonçant dans la forêt, on découvre une très belle cascade avec plusieurs bassins d’eau turquoise. Une halte essentielle pour se rafraîchir après les heures d’équitation en plein soleil.

Sur le chemin du retour, l’ascension d’une petite colline permet d’admirer encore une fois la vallée avant de repartir au galop à travers champs jusqu’à Trinidad. 

 

★★★★★

Situé à 20km de Trinidad, Topes de Collantes est un point idéal pour randonner dans le parc du même nom. Si, comme nous, vous fuyez les circuits touristiques, il vous faudra prendre un taxi pour vous y rendre, ici, pas de bus ni de camion. Si le trajet est un peu cher (35CUC aller-retour) le déplacement vaut largement le coup.

Plusieurs randonnées au départ de Topes traversent la jungle et mènent à des cascades, des grottes et des rivières. Nous avons choisi de nous rendre à l’impressionnante cascade Salto de Caburni, longue de 62m ! Le chemin qui y mène, descend de façon abrupte avant de se perdre complètement dans la jungle. Au milieu de cette dense végétation on se sent complètement dépaysé. Arrivés à destination, on ne peut s’empêcher de remonter la cascade pour s’y approcher le plus. En contrebas, une piscine naturelle permet de se baigner en toute tranquillité. Mais parce que nous souhaitons toujours sortir hors des sentiers battus et tracer notre propre itinéraire, nous avons décidé de nous rendre depuis Salto de Caburni à Vegas Grandes autre cascade du parc, toute aussi grandiose. En effet, nous avions vu sur maps.me qu’un chemin relié les deux. Celui ci n’était pas balisé et pas déblayé après le passage de l’ouragan, ce qui nous a valu de longues heures à la recherche du chemin, à traverser la rivière, à s’enfoncer dans la boue, à escalader les branches et arbres en travers du chemin. Après des moments d’angoisse perdus en pleine jungle, en se demandant si nous allions passer la nuit dehors, nous sommes finalement arrivés à la cascade. Très imposante, elle vaut vraiment le détour.

Promis pour vous ça sera plus facile, sauf si vous vous y rendez au lendemain d’un ouragan, le chemin sera accessible. Retrouvez ici notre itinéraire.

★★★★★

Notre première expérience en camion ! Transport local par excellence, les bennes de ces camions ressemblent plus à bennes transportant du bétail que des passagers. Les camions étant différents les uns des autres si par chance vous avez la possibilité assis d’admirer le paysage et de respirer l’air extérieur vous êtes vraiment bien tombé ! Fin de la petite parenthèse, les paysages qui défilent par la fenêtre sont magnifiques : champs verdoyants, palmiers, montagnes et petits hameaux.

Nous voilà arrivés à Sancti Spiritus. Si Sancti héberge 2 fois plus de personnes que Trinidad, son centre-ville ne reste pas moins charmant et complètement à taille humaine. Cette ville oubliée par les touristes qui lui préfèrent Trinidad à tout autant voire plus à offrir. Ses rues y sont aussi très colorées et son architecture même plus riche. Ici, pas de rabatteurs, les prix sont en monnaie locale, les gens sont curieux de savoir ce que vous êtes venus y faire. C’est une ville très culturelle où les artistes se retrouvent à la casa de la trova (maison de la poésie), au théâtre principal, à Uneac (union nationale des écrivains et artistes cubains) ou encore à la casa de cultura. 

 

Si la visite de la ville consiste à déambuler au hasard dans les rues, certains lieux méritent toute​ l’attention des voyageurs : 

Le pont Yayabo, emblème de la ville construit par les espagnols en 1815 il relie les 2 berges du Rio Yayabo et permet d’apercevoir les quartiers populaires de la ville.

Le Parque Serafin Sanchez, tel la plaza Major de Trinidad, cette grande place est bordée de beaux bâtiments coloniaux et d’une bibliothèque à colonnade.

La Plaza Honorato, minuscule place sur laquelle se trouve une école, un marché et une belle église bleue.

Boulevard, la rue commerçante piétonne calle independancia et ses boutiques, stands de piña colada et bâtiments coloniaux.

Les rues plus au sud et nord, un peu excentrée du coeur de la ville où l’on rencontre les habitants sur le pas de leur porte.

 

★★☆☆☆

À 10km au sud est de Sancti Spiritus, le grand lac Zaza permet de prendre un peu l’air. Nous nous y sommes rendus car à cause de l’ouragan la réserve Alturas de Banao (hors des sentiers battus) était inaccessible

Nous avons été séduits au premier abord puis complètement déçu. Si le paysage du lac est très plaisant, nous recherchions à longer la côte et n’y avons trouvé aucun chemin.

Plusieurs activités sont proposées sur le lac : excursions pêche ou balade en bateau. Évidemment aucune de ces options n’a pu être réalisée, encore une fois, à cause de l’ouragan, les barques ont été sorties de l’eau et n’étaient pas encore remises en service.

C’est en cherchant en vain un chemin au bord du lac que nous avons découvert la finca d’Ernesto. Âgé d’une soixantaine d’années, Ernesto travaille toujours à la ferme dans laquelle il a grandi et qu’il a désormais légué à son fils pour aller vivre en ville. Il nous a ouvert ses portes et nous a fait découvrir la vie quotidienne d’une finca cubaine.
Retrouvez notre expérience dans notre immersion Une authentique finca cubaine.

★★★★☆

Camaguey, 3ème ville cubaine après La Havane et Santiago de Cuba mais plus grande par sa superficie, allie formidablement art, autant cinématographique qu’artisanal, et culture. Elle est reconnue comme ancien bastion catholique ce qui lui vaut l’appellation de ville aux églises.

C’est au détour de ses ruelles que l’on remarque ses églises aux styles différents et ses magnifiques bâtiments coloniaux. Ici, attention aux rabatteurs qui vous proposeront des cyclo-vélos autour de la ville.  Il est facile de découvrir le centre ville à pied, de passer d’une place à une autre.

 

À commencer par la Plaza de los Trabajadores, qui abrite la massive Iglesia de Nuestra Siñora de la Merced.

Vous pouvez ensuite emprunter l’avenue agramonte, ou rue des cinémas qui rend hommage au grand écran, pour tomber sur l’Iglesia de La Soledad, de style baroque et au clocher de pierre blanche et de terre cuite.

En descendant sur l’avenue Republica (artère très animée le samedi soir) vous tomberez sur le Parque Marti, petit parc abritant l’une des rares églises néogothiques construite à Cuba, l’Iglesia Del Sagrado Corazón de Jesús.

En longeant l’avenue Marti direction l’ouest, vous découvrirez l’agréable Parque Ignacio Agramonte et la statue du héros de camagüeyen de la guerre d’indépendance ainsi que la Cathedral de Nuestra Siñora de La Candelaria où nous vous conseillons de monter pour admirer la vue sur la ville et localiser ses différentes églises. De nombreux cafés bordent cette jolie place.

En continuant votre route vous rejoindrez la belle place pavée Plaza del Carmen et son ancien couvent de l’Iglesia Nuestra Señora del Carmen. Cette partie de la ville est beaucoup plus calme, les rabatteurs y sont plus rares. Les rues aux alentours permettent de s’immerger dans la vie locale. Les habitants sur le pallier de leur porte sont bienveillants et n’hésiteront pas à venir vers vous pour vous donner des indications.

Non loin, le paisible Parque Cristo, abrite l’Iglesia del Santo Cristo del Buen Viaje.

En redescendant un peu au sud, vous pourrez vous arrêter prendre un verre sur la belle Plaza San Juan de Dios. Ornée de beaux bâtiments aux façades roses, jaunes et bleues, cette place pavée est un de nos lieux préférés à Camaguey.

Enfin, si vous souhaitez continuer la balade, rendez-vous à l’avenue de la Libertad bordée de façades coloniales pour vous rendre à la Plaza de la Caridad et sa petite Iglesia de Nuestra Siñora de la Caridad couleur ocre.

Casino Campestre, au sud du centre ville, de l’autre côté du Rio Hatibonico est un parc ombragé qui abrite plusieurs statues, le monument en mémoire à Ingnacio Agramonte, un zoo, une piscine, un gymnase et des terrains d’athlétisme, de base-ball, de basket …

Si vous aimez marcher, vous pourrez même vous rendre au Lago de los Suenos situé à 5km au sud de la ville. En chemin, vous découvrirez une Camaguey plus rurale, aux routes de terres, aux maisons délabrées, aux contrastes d’un voisin à l’autre. Lieu calme, loin de la frénésie de Camaguey, le lac vous propose de manger une glace dans un vieil avion soviétique, déjeuner dans un train à vapeur d’époque ou seulement prendre un mojito au bord du lac. Mieux, vous aurez la possibilité comme nous de vous initier aux techniques de pêche locale avec les pescadores heureux de partager un moment avec vous. Nous vous disons tout dans notre immersion L’Art de la pêche à la cubaine.

★★★★☆

Parmi les plages paradisiaques du nord de Cuba, Playa Santa Lucia se distingue par son calme. Malgré les quelques hôtels-clubs, on est loin de l’euphorie des Varadero et autres Cayo Coco. Les plages sont pourtant toutes aussi belles ! La longue plage principale de Santa Lucia est d’ailleurs en concurrence avec celle de Varadero pour le titre de plus longue plage cubaine : 20km de sable blanc ! La barrière de corail qui borde toute la plage promet aussi de belles sortie de snorkeling et de plongée.

Nous avons séjourné à La Boca, village de pécheur à 8km au nord de Playa Santa Lucia situé au bout de la petite baie de La plus belle plage des environs : Playa los Cocos. Le décor ? Palmiers, sable blanc et eau vert/turquoise avec comme toile de fond le sauvage Cayo Sabinal. Le chemin de bord de mer qui relie La Boca de Playa Santa Lucia constitue une balade agréable, entre plages sauvages et la lagune El Real où vous pourrez observer les flamands roses.

Nous étions quelques semaines après l’ouragan, le village de pêcheurs se remettait, les excursions étaient arrêtées mais les plages toujours aussi belles.

Si de nombreuses activités nautiques sont proposées (kitesurf, kayak, voile …) plusieurs excursions permettent de découvrir d’autres plages, notamment celles de Cayo Sabinel ou de découvrir les fonds marins.

Nous vous déconseillons de vous rendre en hobie cat (petit catamaran) car on ne vous amènera pas jusqu’à la barrière de corail et vous ne ferez qu’un seul spot ayant peu d’intérêt.

Playa Santa Lucia et La Boca manquent de restaurants et d’animations, hormis​ les quelques hôtels-clubs (auxquels nous n’avons pas accès car nous n’y logions pas).

★★★★☆

Seconde ville de l’île, Santiago regorge d’histoire. Siège de la révolution dirigée par Fidel Castro, c’est ici, le 26 juillet 1953, que se déroula l’attaque de la caserne de Moncada par Castro et les rebelles marquant le lancement de la révolution.

C’est également ici que, le 1er janvier 1959, Fidel Castro faisait son premier discours annonçant le succès de la révolution et l’indépendance du peuple cubain.

Vous l’aurez compris, vous avez beaucoup à apprendre sur l’histoire de Cuba et surtout sur sa révolution ! Si on aime pas du tout ça d’habitude, on a trouvé très intéressant d’être guidé quelques heures pour comprendre la passionnante histoire de l’île. C’est en se baladant dans la rue que nous avons rencontré un professeur d’histoire qui nous a servi de guide. Son salaire étant de 30CUC par mois, il guide les touristes pour arrondir ses fins de mois. Il ne demande rien, mais évidement nous lui avons laissé un pourboire, on était ravis de tout ce qu’on a appris.

Santiago c’est aussi un grand port industriel, une ville qui bouillonne, polluée et pleine de rabatteurs. Une ville culturelle où la musique détient une place prédominante.

Parmi les endroits phares de notre vis​i​te à Santiago : 

Le quartier Tivoli sur la colline, permet d’admirer une belle vue sur le port et les églises du centre historique. Il abrite également le musée de la Lucha Clandestina qui retrace la lutte clandestine menée contre le régime de Batista dans les années 1950. En face de celui-ci se trouve la maison où habitait Fidel lorsqu’il était étudiant.

Le Parque Cespedes, plus belle place du centre historique, elle est aussi pleine d’histoire. Elle rend hommage à Carlos Manuel Cespedes qui, en 1868, initia le processus d’indépendance en libérant les esclaves de son exploitation sucrière. C’est du balcon de l’ancien Hôtel de Ville que Fidel faisait son premier discours. On trouve également sur la place La Casa de Diego Velazquez, premier conquistador de l’île ainsi que l’imposante Catedral de Nuestra Señora de La Asunción, magnifique cathédrale aux clochers néoclassiques.

Non loin, le Balcon de Velazquez, ancienne forteresse, offre un magnifique panorama sur le port et le quartier de Tivoli.

La Calle Heredia, rue partant depuis le Parque Cespedes est la plus animée de la ville. On y trouve la Casa de la Cultura et la Casa de la Trova d’où l’on peut entendre de la musique. Plus loin, le Musée du Carnaval et de belles façades.

Parallèle à la Calle Heredia, la rue José A Saco est une rue piétonne marchande aux nombreux restaurants. Si l’affluence dans cette rue est importante, elle ne semble pas très typique. Elle mène à la jolie Plaza de Dolores, agréable et ombragée elle abrite de nombreux cafés et restaurants ainsi que l’Iglesia de Nuestra Señora de los Dolores.

Plus à l’est encore, se dresse la grande Plaza de Marte, pas plus charmante que cela, elle offre tout de même des scènes de vie locale moins évidentes dans le quartier historique (et touristique).

En remontant au nord par l’avenue de los Libertaores, on arrive au Cuartel Moncada où l’ancienne caserne militaire, attaquée vainement par Castro et les rebelles le 26 juillet 1953, a été transformée en école. On ne peut donc pas trop s’approcher mais assez pour observer les traces des balles sur le mur. Un musée retrace également l’histoire de la révolution en mettant l’accent sur l’assaut de Moncada. De l’autre côté de la route, un parc rend hommage à Abel Santamaria, jeune leader de la révolution à Santiago de Cuba qui fut assassiné après avoir attaqué l’hôpital ce même jour de juillet.

Enfin, une petite balade près du Malecon permet d’observer l’activité de son port, d’admirer les montagnes de la Sierra Maestra de l’autre côté de la baie et trouver un peu de calme loin l’euphorie de la ville.

Nos impressions sur Santiago : si les attentes étaient élevées, elles n’ont pas été entièrement comblées. En effet, nous nous attendions à découvrir une ville plus vivante. Si la musique est bien présente dans la Calle Heredia, on se demande si elle ne l’est pas uniquement pour les touristes. On s’attendait à entendre de la musique à tous les coins de rue. Propos à nuancer, nous y étions en septembre (saison basse), quelques semaines après l’ouragan Irma (bien que Santiago fut largement épargnée), il a plu un peu tous les soirs.

Les rabatteurs sont particulièrement nombreux (même si nous étions habitués après 3 semaines à Cuba).

Niveau histoire par contre nous avons été très satisfait​s​ d’apprendre autant.

★★★☆☆

Située à 20km à l’est de Santiago de Cuba, la chaîne de montagne de La Gran Piedra est dominée par un rocher de 63000 tonnes surplombant la mer des Caraïbes. 12km de forte montée permette d’y accéder.

459 marches ​en pierre conduisent jusqu’au sommet (1234m). De là-haut, s​’​il fait beau (La Gran Piedra bénéficie d’un microclimat plus doux et humide), vous admire​re​z la magnifique vue. Quand nous y sommes allés il pleuvait à torrent. Nous ​avons tout de même grimpé jusqu’au sommet. 

Mais la raison première pour laquelle nous souhaitions nous rendre à La Gran Piedra est parce qu’elle fait partie de la réserve de biosphère Baconao classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette ancienne région cafetière recouvrait une soixantaine de plantations tenues par des français ce qui faisait de Cuba le premier pays exportateur de café au début du 19ème siècle.

​Il est possible d’apprendre tout le procéd​é d​e transformation d​u café au Cafetal la Isabélica (à 2km après La Gran Piedra). Laissé tel quel, cette belle demeure sur deux étages détient tout le matériel originel ainsi que les terrasses qui permettaient de sécher les graines. On vous en dit plus sur la technique de production du café ici. 

Si les anciennes exploitations ne sont plus en service, la région reste la plus productive de Cuba. En continuant le chemin plus loin, à 3km vous trouverez les plantations de café et les paysans qui les exploitent. C’est ici que vous trouverez les meilleures immersions café, où vous pourrez vous aussi aider à la récolte, à l’extraction de la graine, au séchage …

Santiago – La Gran Piedra : ce trajet ne s’effectue qu’en taxi (les camions et bus ne peuvent monter les grandes pentes qui y mène​nt​) compter 40CUC aller/retour au départ de Santiago. Le taxi vous attend en haut, à vous de négocier le temps d’attente (si vous souhaitez vous immerger dans petite exploitation de café, passez-y la journée). 

Si vous vous sentez​,​ vous pouvez tenter l’ascension à pied mais il faut une bonne forme physique et beaucoup de courage, un bus s’arrête au pied de La Gran Piedra.

★★★★★

Réel coup de coeur pour cette ville pleine de contrastes. Des ruelles pavées animées de la Habana Vieja (vielle ville) aux immeubles délabrés du centre ville. De ces charmantes places et magnifiques bâtiments du 18ème siècle aux étalages de viande et stands de rue. Partie historique (et touristique) d’un côté, vie locale de l’autre. L’une comme l’autre valent le détour pour s’enrichir du passé et s’immerger dans le présent.

C’est une ville très vivante que ​c​e soit par ses groupes de musique qui jouent en live dans tous les bars et restaurants de la vieille ville ou les marchés et petits commerces du centre ville. 

La Havane est également très riche en architecture avec ces 3 châteaux datant du 16 ème siècle, les vestiges des remparts de son ancienne forteresse, ses places, églises et palais du 18ème et son imposant capitole du 20ème siècle. Culturelle également , la capitale compte de nombreux musées et galeries d’art. Mieux vaut prendre son temps pour la découvrir.

Une balade dans les rues du centre ville et de la vieille ville permet de voir les principaux points d’intérêts :

À commencer par le Parque Central, orné de beaux bâtiments de style néobaroque et néoclassique comme le Gran Teatro de La Habane, l’Hotel Inglaterra et le Museo Nacional de Bellas Artes. En son centre figure la statue de José Marti, poète précurseur qui prôna toute sa vie, l’indépendance de Cuba et forma son parti révolutionnaire.

Du Parque Central on découvre l’impressionnant Capitolio Nacional, bien qu’en travaux. Entièrement recouvert de marbre, il abritait le congrès cubain jusqu’à la révolution. C’est désormais l’Académie cubaine des sciences et la Bibliothèque nationale des sciences et technologies.

En remontant le Paséo Marti vers le nord et en bifurquant ensuite à droite, on tombe sur la Plaza 13 de Marzo et le splendide Museo de la Revolución logé dans l’ancien palais présidentiel. Nous l’avons visité (coût 8CUC) et avons été plutôt déçu​s​. Si les panneaux présentent beaucoup de documents et photos d’archives, les informations sont complètement décousues. On apprend des choses mais on a du mal à retracer la chronologie des événements. Ce qu’on a aimé : la présentation des grands acteurs de la révolution, les récits des différentes batailles avec les schémas des stratégies offensives (mais on aurait aimé plus d’explications) et le rez-de-chaussée présente le régime communiste actuel et de nombreuses affiches de propagande. Le Pavillon Granma, derrière le musée présente le navire de 18m qui transporta Castro et sa troupe du Mexique à Cuba en 1956 ainsi que des voitures de la révolution. En bref, à faire si vous avez déjà des notions sur la révolution cubaine ou avec un guide.  

Depuis le Museo de la Revolución on voit la fin du Malecon (bord de mer) et le petit fort de San Salvador de la Punta qui fermait autrefois l’accès au port. C’est ici, au couché du soleil que se retrouvent les pêcheurs. La vue est très belle entre Malecon et ville nouvelle d’un côté et châteaux et forteresse de l’autre côté de la baie.

En longeant le bord de mer vers le port, on découvre l’une des plus anciennes forteresse des Amériques, le château de la Real Fuerza.

En essayant de le contourner on tombe sur la Calle et ombragée Plaza de Armas. Là commence​nt​ les petites rues pavées de la vieille ville. Palais d’anciens gouverneurs  et chapelles converti​e​s en musées ou en Académies nationales, les beaux bâtiments de la place regorgent d’histoire. 

 

Vous pourrez ensuite vous rendre à la Plaza de la Catedral et ses somptueuses façades baroques. Indescriptibles,​allez-y pour admirer la Catedral de San Cristobal de La Habana et les palais qui la bordent. 

En descendant au sud sur la rue San Ignacio puis Mercaderes on apprécie les petites galeries d’art, les façades colorées, les petits musées et boutiques. Ici tout est beau et il y règne une atmosphère chaleureuse.

On arrive ensuite à la grande Plaza Vieja. Encore une belle place, plus colorée que les autres, qui présente un centre d’art, un planétarium, un petit musée et de nombreux restaurant​s​ et cafés aux façades travaillées. Les rues alentours sont particulièrement animées la nuit et les prix flambent​ dans cette partie de la vieille ville.

 

Enfin, la Plaza de San Francisco de Asis donne sur le terminal maritime Sierra Maestra où accostent les bateaux de croisière. Elle abrite une jolie église, une statue, une fontaine et la Lonja de Comercio, beau bâtiment, ancien marché des matières premières.

Mais découvrir La Havane c’est aussi visiter les forteresses de l’autre côté de la baie. Vous pouvez vous y rendre en prenant un petit ferry qui p​art toutes les 15mn au départ du quai plus au sud (près de l’église orthodoxe), direction Casablanca, 1CUP le trajet. À l’arrivée, des escaliers vous mèneront à l’imposante statue du Christ d’où vous pourrez jouir d’une vue panoramique sur la ville de l’autre côté. D’ici commence la découverte de l’une des plus imposantes forteresses des Amériques où personne n’osa jamais s’attaquer, la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña. Plus loin, au bout de la baie, l’imposant fort El Morro veillait autre fois à repousser les pirates et autres envahisseurs. Encore un panorama sublime plein de contraste​s​ entre les buildings de la ville nouvelle, au bout du Malecon, et les murs de 3m d’épaisseur du fort. Vous pourrez ensuite rentrer en bus ou taxi à négocier pour 4CUC jusqu’au Capitol.

Et ce n’est pas tout, tellement à découvrir dans les rues de La Havane. On a adoré, malgré les rabatteurs (encore et toujours) qui, aux abords de la vielle ville vous proposent des tours en américaines cabriolets.

★★★★★

Dernier spot d’un beau périple à Cuba, nous avons été séduits par cet  écovillage mod​è​l​e niché dans des collines à la végétation dense (on sait de quoi on parle, on s’y est perdu !). Cette communauté de 1200 habitants a vu le jour grâce au projet de reboiser cette ancienne région du café. Au 19ème siècle, 54 cafetales (exploitations de café) étaient établies dans la région. Le village est composé d’un Hôtel éco responsable, des 3 restaurants et 2 cafétéria​s​, de petites boutiques d’artisans et d’une boite de nuit (que l’on vous conseille pour une immersion locale). L’architecture est particulière et se fond à la nature.

Aujourd’hui, de belles randonnées mènent aux vestiges d’anciennes exploitations passant par des lacs et cascades. Une destination où peu de touristes s’arrêtent et où les amoureux de la nature sont comblés.

Nous y avons posé notre tente au bord du lac del San Juan. Il est également possible de camper au Lago Palmar situé à 1,4km du la communauté.

Parmi ce qu’on a préféré :

Le Cafetal Buenavista très bien préservé où l’on peut bien comprendre le processus d’exploitation du café au 19ème siècle et son mirador un peu plus loin qui offre un beau panorama sur la vallée et La communauté. Une balade de 10km relie le Cafetal Buenavista avec le Rancho Curujey sur le Lago Palmar, nous l’avons effectué en suivant le chemin sur maps.me. Encore une fois, le chemin n’était pas entretenu, si  les hautes herbes du début ne nous on pas plus dérangés que ça et le panorama valait le coup, nous ne faisions plus trop les malins lorsque nous avons perdu le chemin, que maps.me nous localisait mal et que nous avons du couper dans la forêt dense, descendre un ruisseau, ramper sur les branches et que Nico a​ pris une branche dans l’œil. Nous sommes finalement arrivé à la ruine du Cafetal Santa Serafina (il ne reste pratiquement rien) et au lac.

Le Lago Palmar est niché au pied d’une colline pleine de palmiers, au milieu de la nature. Il dispose d’un restaurant, d’un kiosque avec de petites tables, un billard, un terrain de beach volley et des petites barques à louer. C’est le point de rendez-vous des locaux le week end. Depuis le lac, une boucle de 6km mène au Cafetal Santa Serafina (randonnée officielle cette fois).

De l’autre côté de la communauté, une belle boucle de 7,6km permet de visiter les vestiges des Cafetal Ildelfonso et El Contento ainsi que de se baigner aux Baños del San Juan. Il est également possible de se rendre au sommet de la Loma El Taburete, colline de 452m.

Plus au nord, une randonnée de 6km longe la Loma El Salón pour arriver à l’Hacienda Unión, ancienne plantation de café mieux conservée que les dernières évoquées.

Un peu plus loin, les bassins naturels del Bayate permettent de se rafraîchir.

La réserve biosphère Sierra del Rosario a beaucoup à offrir. Si vous avez du temps, allez à la rencontre des paysans qui exploitent encore le café à 10km de La communauté Las Terrazas (demandez conseils aux habitants pour vous y rendre).

 

HÉBERGEMENT

Casa particular à gogo

A Cuba, on loge en « casa particular », les auberges de jeunesse sont existantes, les hôtels onéreux.
Pour loger à Cuba, vous n’aurez quasiment pas d’autre choix que de dormir en Casa Particular. Le principe: vous dormez chez l’habitant ! Top… MAIS pas si authentique que ça: il s’agit enfaîte d’un des business autorisé par l’état Cubain, permettant aux plus aisés d’aménager des chambres à louer aux touristes sous certaines conditions : Air climatisé, salle de bain privative, « eau potable »…
Vous serez donc chez l’habitant, mais ne partagerez pas réellement de moments avec ces derniers…
Même si l’on peux être frustré de ne pas pleinement partager le quotidien de la famille, cela reste beaucoup plus conviviale et confortable que les auberges de jeunesses de beaucoup de pays, et en prime, les locaux sauront souvent vous conseiller.

Attention, internet étant une galère à Cuba, la très grande majorité des casa particular n’ont pas internet à la maison, les hôtes peuvent alors mettre beaucoup de temps à répondre au mail, le mieux est de les appeler. Cependant, en règle générale, pas besoin de réserver. La multitude de casa vous donne la possibilité d’être libre de choisir une fois arrivés sur place.
Voici les hébergements que nous avons visité :

Vinales : Casa Loly

30CUC la chambre de 4, 20CUC la chambre de 2

Arrivés à Vinales nous souhaitions loger à la casa Cafetal, recommandée par un ami, elle était complète et nous a redirigé vers sa voisine. Une casa parmi tant d’autres mais Loly est très accueillante et pleine de bon conseils. La casa est bien située un peu en retrait du centre-ville, proche des champs et chemins de randonnée. Son roof top permet de prendre de la hauteur à l’heure de l’apéro.

 

Casa Andres & Carmen

20 CUC (16,75€) la chambre pour 4. Possibilité de négocier à 15CUC en disant que c’est ce que vous payez habituellement. La casa est située proche de la station de Viazul.

Casa Maytta

25CUC (21€) pour une chambre de 4 puis 15CUC (12,5€) pour la même chambre à 2.

nº422 rue José Marti
Tel : (53) 41993516
Mail : katerineblanco@nauta.cu

Cette casa nous a été recommandée par Andres&Carmen (casa de Playa Larga). On vous la conseille, la chambre est spacieuse et propre, la cours intérieure est agréable pour passer la soirée ou prendre le petit-déjeuner (petit dej complet 4CUC, café, pain beurre/confiture, avocat et salade de fruit 2CUC). Le dîner est à 7CUC pour le poisson, un peu plus pour les langoustes mais on ne vous le conseille pas, on a pas vraiment aimé. Il y a un coin pour laver ses affaires à la main ou laverie disponible. Maytta est très accueillante et peu organiser pas mal d’excursions ainsi que négocier les prix. Possibilité d’utiliser son fixe. Elle nous a recommandé des casas dans toutes nos destinations pour le même prix : 15CUC pour 2.

Hostal D’Martha

15CUC(12,5€) la chambre pour 2.

n°69 rue Placido entre Tirso Marin et Calderon
Tel : (53) 41323556
E-mail : yasser260371@gmail.com

Bien située derrière la place principale de Sancti. Ce n’est pas une casa mais un petit hostel dans une maison sur 3 étages. Les chambres et la cuisine sont situées au 1er, il y a un rooftop où vous pouvez demander à déjeuner. Petit dej complet (avec en plus œufs, jus et sandwich) à 2,5CUC et dîner 4CUC pour le porc ou poulet, on vous conseille, c’était bon, copieux et économique. David qui gère l’hostel, est très gentil, toujours prêt à vous aider, il est drôle et parle beaucoup.

Casa Delfin y Elena

15CUC(12,5€) la chambre pour 2.

n°171 rue San Ramon entre Santa Rita et Primelles
Tel : (53) 0132297267

Conseillée encore par Maytta, cette casa est correcte même si la chambre et salle de bain ne paie pas de mine. Elena est très gentille et n’hésitera pas à vous aider et à passer des appels pour vous. Possibilité de se faire à manger, machine à laver à disposition et cours intérieur agréable. Tout le rez-de-chaussée est pour vous. Pas de petit dej et dîner proposé, ce qui n’est pas plus mal, on ne se sent pas obligé d’accepter.

15CUC(12,5€) à La Boca.

Nous n’avons plus le nom de notre casa mais les 5 casas de La Boca sont situé au bord de la mer, demandez et négociez les prix à l’une d’entres elles

Casa La Terraza 

15CUC(12,5€) la chambre pour 2.

n°65A rue San Carlos entre Rabi et Callejon Santiago
Tel : (53) 0122652608

Casa bien située dans le quartier de Tivoli.
Alexis est plein d’humour, il dispose d’une chambre spacieuse toute en haut de sa maison et d’un rooftop avec une belle vue sur la ville et le port où il est possible de prendre le petit déjeuner complet à 4CUC (3,5€). Il ne vous sera pas beaucoup utile pour organiser la suite de votre voyage et ne vous laissera pas toujours appeler avec son fixe. Possibilité de laver ses affaires à la main.

Casa 1932

25CUC la chambre

Atterrissant à La Havane de nuit, nous avons choisi une casa sur notre guide. Très belle casa coloniale, hauts plafonds, grands lustres, photos et mobilier d’époque elle vaut le détour même si vous pouvez trouver moins cher à La Havane.

Apartment Emilio

n°622 rue San Rafael entre Gervasio et Berlascoain
Tel : (53) 78797949
Email : jemmartinez56@gmail.com

Très bien situé dans le centre de La Havane à moins de 10mn à pied du Parque Central.

Ce n’est pas une adresse de Local Xplorer, nous y sommes allés car c’est l’appartement d’un ami d’un ami. L’appartement avec 2 chambres, cuisine, salle à manger et salon est à 50CUC la nuit avec petit dej inclus (œufs, pain, beurre, confiture et jus) et peut accueillir 6 personnes (3 par chambre) ce qui reste donc intéressant si vous êtes beaucoup. Nous avons eu l’appartement à 25CUC avec le petit dej car nous venions de la part d’un ami. Nous aurions pu trouver moins cher bien que les prix de La Havane restent plus élevé qu’ailleurs.

En tente !

Nous avons planté la tente au bord de la partie sud du lac San Juan. Un petit restaurant sur le lac garde les lieux. Prix pour poser la tente 2CUC (1,70€) la nuit. Pas de douche mais toilettes.

Au Lago de Palmar il est possible de louer des tentes pour 3CUC. Sinon la communauté dispose de 3-4 casas particular, les prix y sont plus élevés que d’habitude, vous pourrez tenter de négocier pour 20CUC. Nous vous avons rencontré en boîte le gérant de Villa Solís qui est très sympa.

Casa n°39 Candelaria, Artemisa
Tel : (53) 48578576

LES TRANSPORTS

Viazul:

Les bus touristiques pour les grandes villes

Taxi à négocier

L’alternative des taxis collectifs

Camions et Wawa

Local Immersion et économie garantie!

A Cuba, vous aurez le choix entre trois principaux moyens de transport: Le Bus « VIAZUL » (nom de la compagnie de bus pour les touristes), les taxis et les Wawa (bus) et camions LOCAUX. Oubliez les avions internes, à moins d’un budget illimité. Si vous voulez plus de détails suivez le lien du guide de voyage à Cuba, rubrique « Transport ».

Voici un petit aperçu des différents transports que nous avons utilisés:

Vinales – Playa Larga : taxi collectif 30CUC/personne. Départ 9h arrivée 13h. Attention, les taxis collectifs sont plus économiques que les taxi privés mais prennent aussi plus de temps, changement de voiture en cours de route pour les longs trajets, pauses …

Playa Larga – Trinidad : 15CUC(12,5€)/personne taxi privé pour 4.

Trinidad – Playa Aucon : Location du vélo 5CUC auprès de notre casa.

Trinidad – Topes de Collantes : 35CUC aller-retour en taxi seulement à cause de la route

Trinidad – Sancti Spiritus : trajet effectué en camion. Départs à 8h, 9h, 10h, 11h 25CUP/personne comptez 2h de trajet. Départ à l’heure. Se renseigner auprès des casas, les horaires changent fréquemment.

Sancti Spiritus – Lago Zaza : 8CUC en calèche ou 1CUP/personne en bus locaux, renseignez vous, on s’est fait avoir sur l’aller …

Sancti Spiritus – Camaguey : nous avons pris le camion qui partait à 8h pour Ciego de Avila à 20CUP puis un autre pour Camaguey à 25CUP soit un total de 1,80€. Si le camion n’avait que 20mn de retard à 8h, nous avons attendu plus d’une heure à Ciego de Avila que le camion parte. En effet, le camion part seulement lorsqu’il est plein. Nous sommes arrivé après 13h à Camaguey.

Camaguey – Playa Santa Lucia : trajet assez compliqué car nous avions décidé de prendre le bus des travailleurs (wawa) à 5h du matin mais il était complet, nous avons alors décidé de prendre le camion qui devait partir 10mn après. Nous sommes finalement partis à 7h le camion plein à craquer, pas de fenêtres au niveau du banc sur lequel nous étions assis (et on avait bien de la chance d’être assis, en même temps on était là à 5h…) Le camion a mis 3h pour arriver à destination, après un trajet agité, contre seulement 1h15 en taxi. Mais c’est une expérience locale à vivre et puis le trajet coûte 25CUP/personne soit 1€.
Au retour, il n’y avait pas de camion, nous avons donc du prendre le taxi, payé 35CUC soit 30€.

Camaguey – Santiago de Cuba : trajet effectué en Viazul 18CUC/personne (soit 15€). Compter 3CUC pour vous rendre en taxi au terminal Viazul au sud de la ville depuis le centre ville et 4CUC du terminal de Santiago vers le centre ville. 2 départs, celui de 5h du mat et celui de 13h50. Nous avons opté pour celui de 13h50 car nous souhaitions profiter du long trajet pour travailler sur le site. Le bus part à l’heure, il faut s’y rendre 1h à 30mn à l’avance pour acheter le ticket (comme pour acheter une carte wifi c’est long même si il n’y a pas beaucoup de queue). Le trajet est long tout de même, nous sommes arrivés à Santiago vers 21h30 donc 7h30 de trajet. Le bus s’arrête à toutes les grandes villes et fait un grand détour par Holguin. Le bus est très climatisé, dispose de sièges qui s’allongent et de télé avec film en anglais (grand luxe comparé à nos camions locaux).

Santiago – La Gran Piedra : ce trajet ne s’effectue qu’en taxi (les camions et bus ne peuvent monter les grandes pentes qui y mène) compter 40CUC aller/retour au départ de Santiago. Le taxi vous attend en haut, à vous de négocier le temps d’attente (si vous souhaitez vous immerger dans petite exploitation de café, passez-y la journée).
Si vous vous sentez vous pouvez tenter l’ascension à pied mais il faut une bonne forme physique et beaucoup de courage, un bus s’arrête au pied de La Gran Piedra.

Santiago de Cuba – La Havane : trajet effectué en taxi privé (on nous a proposé moins cher que le Viazul) pour 50CUC par personne au lieu de 55CUC de Viazul. Partis à 18h, nous sommes arrivés à 3h30 du matin soit 9h30 de trajet.

La Havane – Las Terrazas : trajet effectué en taxi privé 35CUC (30€) la course 70CUC aller/retour. Il faut bien négocier pour obtenir se prix la et s’entendre avec le chauffeur pour qu’il vienne vous chercher plusieurs jours après pour vous ramener à La Havane. Il est beaucoup plus dure de négocier le retour depuis Las Terrazas où on vous demandera 50CUC et où il sera très difficile de descendre en dessous de 40-45CUC. Le Viazul de 9h depuis La Havane en direction de Viñales s’arrête à Las Terrazas, prix 10CUC/personne. Le retour est à 16h. Comptez entre 7 et 10CUC pour vous rendre au terminal de Viazul. On conseille aux voyageurs d’acheter les billets à l’avance mais on ne peut les acheter qu’au terminal ce qui rajoute le prix d’un trajet aller/retour. Si vous êtes 2 le trajet en taxi revient finalement pratiquement au même prix et vous pourrez partir à l’heure que vous voulez.

BUDGET

13€ la nuit

3€ le repas

0.85€ l’heure de camion

Notre budget à Cuba s’élève à 35€/jour et par personne. Attention, ce budget peut être largement réduit. En effet, nous avons beaucoup consommé de cocktails (oui il est bon le rhum cubain !) On peut enlever 165CUC (140€) de cocktails hors repas.

Nous étions avec des amis pendant les 10 premiers jours et souhaitions profiter de nos retrouvailles : restaurants à 10CUC/personne, cocktails, trajet en taxi. Au début, nous ne connaissions pas les prix et ne négocions pas assez. Nous avons pris connaissance des camions qu’au bout de 10jours, les casa ne considèrent pas que ces transports peuvent convenir à des touristes et du coup n’en parlent pas. Nous mangions tous les jours au restaurant. Même si il est rarement possible de se faire à manger dans les casa, nous aurions pu plus manger les petits sandwichs de rue.

Notre besoin de connexion internet pour lancer la plateforme et la mettre à jour à aussi impacté notre budget. On peut enlever 40CUC (34€) de coût wifi pour les voyageurs qui se connectent seulement pour donner des nouvelles.

De plus, nous avons choisi de nous rendre dans plusieurs réserves naturelles escarpées où il n’est possible de se rendre qu’en taxi privé : 100CUC(85€) aller/retour pour se rendre à la Sierra Maestra (nous n’étions que 2 à partager le taxi), 40CUC (34€) aller/retour pour Topes de Collantes,  40CUC (34€) aller/retour pour La Gran Piedra, 70CUC(60€) aller/retour pour Las Terrazas.

Sans ces grosses dépenses, notre budget aurait pu tomber à 27€/personne.

Les transports sont évidemment le poste le plus important aux vues de nos déplacements. La nourriture forcément car nous avons beaucoup mangé au restaurant. Suit ensuite le budget loisir dans lequel nous avons mis les cocktails consommés hors repas mais nous avons fait peu de musées et plongée (qui aurait pu gonfler le budget). L’hébergement est le plus petit poste car on s’est pas mal débrouillé en payant pendant 10jours 20CUC pour 4 puis 15CUC pour 2.

 

COUPS DE COEURS / À ÉVITER

Nos rencontres avec Kiko, Ernesto et les pêcheurs du Lago de los Sueños

La salsa à Trinidad

Le Lago de Palmar à Las Terrazas

Apprendre sur la révolution, l’exploitation du tabac et du café

La Gran Piedra lorsqu’il pleut

Arriver après 11h à la Sierra Maestra

Conseil & Astuces

Lors de vos visites dans les parcs naturels comme Topes de Collantes, La Sierra Maestra, La Gran Piedra, Las Terrazas, dormez sur place. Rien ne vaut une nuit en pleine nature ! Vous y ferez également de belles rencontres.


Si vous souhaitez visiter la Sierra Maestra depuis Santiago de Cuba sans excursion, partez très tôt (5h du matin) afin d’être à 8h à Santo Domingo. Le parc ferme à 16h mais l’entrée est interdite dès 10-11h. Le trajet coûte cher donc ca serait dommage de louper le parc (ça nous est arrivé).

Attention aux chemins que vous trouvez sur maps.me et qui ne sont pas balisés ! Les suivre pour sortir des sentiers battus nous a valu de nous perdre 2 fois dans la jungle. Des expériences angoissantes lorsque vous vous trouvez encerclé de forêt dense.

Demandez à votre hôte de casa si il ne peut pas vous recommander d’autres casa au même prix dans d’autres destination. Ça. Oui permettra d’éviter de perdre du temps à chercher une casa en ville et de comparer les prix.

A inclure dans notre prochain voyage ?

Participer aux récoltes du tabac et du café dans une finca

Si il est possible d’apprendre du processus d’exploitation du tabac et du café toute l’année, chaque période correspond à une étape dans le processus. Découvrir la période de la récolte permet de s’immerger dans les petites fincas en aidant les paysans dans leurs tâches.

Découvrir Baracoa, le bout de l'île

Parce que les locaux nous en ont beaucoup parlé, que c’est la ville la plus ancienne et la plus reculée de Cuba. Il paraît qu’il y règne un atmosphère particulière, que ses habitants sont très accueillant et que sa cuisine est complètement différente du reste de l’île, beaucoup plus subtile.

S'immerger dans la culture Cubaine à Matanzas et ses villages environnants

Surnommée l’Athènes cubaine pour sa créativité littéraire et musicale, Matanzas est une ville aux façades délabrées qui a beaucoup à offrir sur le plan musical mais aussi religieux avec la santeria. Les villes de Colón et Jovellanos sont également des lieux oubliés des touristes où la rumba est reine.

Plonger à la Isla Juventud, un paradis sous-marin

Les sites de plongée de cette grande île du sud-ouest de Cuba font partis des plus beaux des Caraïbes. Ils sont très peu fréquentés et offrent de nombreuses possibilités entre jardins coralliens, vie sous-marine riche, épaves, grottes et tombants verticaux.

ÇA ME PLAIT, ÇA M’INTERESSE, ÇA MÉRITE D’ÊTRE CONNU ?

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