Nuit dans un monastère Birman

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La vie au monastère et dans les campagnes de Kalaw

Delta du Mékong 3 jours En solo ou petit groupe

D’octobre à Mai  Trekking  Déjà testé par 1 Local Xplorer

Petit aperçu :

Sortez des sentiers battus en Birmanie avec ce trek de 3 jours entre Kalaw et le Lac Inle. Vous pourrez découvrir les petits villages des minorités ethnique Pa-O et Danu, passer une nuit dans un monastère et admirer les beaux paysages de cette région.

LA LOCAL IMMERSION

Et si nous dormions dans un monastère ?

Vous souhaitez découvrir la vie rurale des campagnes Birmanes, rencontrer les agriculteurs et artisans de la région et passer un nuit dans un monastère ?
Alors vous n’allez pas être déçus par cette immersion !

Nous vous proposons un trek de 3 jours dans les collines de la région de Kalaw:

Des paysages vallonnés et colorés
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Des rencontres dans les champs avec les locaux qui récoltent le riz, le chili, le blé, la carotte, le sésame…
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Des petits villages de minorités Pa O et Danu aux habitants très accueillants
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La possibilité d’apprendre leurs savoirs faire, notamment la confection de paniers
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Et … cerise sur le gâteau : une nuit dans un monastère perdu sur une colline verdoyante à la rencontre des moines de tout âge, un moment insolite, inoubliable.
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Au bout du trek, vous rejoindrez le lac Inle au terme d’une heure de pirogue à moteur, magnifique !
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LA LOCALISATION

Van Giao

La région de Kalaw dans l’Etat Shan

Vous pouvez arriver à Kalaw en bus local, le trajet s’effectue souvent de nuit en fonction de votre précédente destination. Vous arriverez très certainement au milieu de la nuit mieux vaut savoir où loger le restant de la nuit. A 200km au sud de Mandalay, dans l’Etat Shan, le village de Kalaw est situé à 1300m d’altitude au coeur de grandes plaines et de collines. Sa localisation en fait un parfait point de départ pour explorer la région, les petits villages environnants et rencontrer ses habitants.

Bien que l’attrait pour la région se développe et que de plus en plus de touristes se rendent à Kalaw, vous arriverez à vous retrouver complètement seul dans les villages que vous visitez. Il vous suffit de vous entendre avec un guide local indépendant comme nous l’avons fait et éviter les agences qui proposent des excursions. Vous pourrez alors lui dire quels sont vos priorités pour le trek et définir avec lui les endroits à visiter.

Il vous sera alors possible d’effectuer des nuits chez l’habitant ainsi qu’une nuit dans un monastère.

Si vous souhaitez organiser l’expérience en avec un guide local indépendant afin de pouvoir adapter votre expérience, nous vous conseillons Mr. Charles, d’origine pakistanaise, il parle bien anglais et connaît très bien la région de Kalaw. Il a un bon contact avec les locaux et pourra vous introduire facilement.

Le mieux est de le joindre par téléphone si vous avez une carte sim birmane :

09 428 316 017 (depuis une sim française il faut rajouter l’indicateur +95) ou par email : umyamaung1950@gmail.com (envoyer à l’avance car il ne répond pas rapidement).

L’HÔTE

Les familles de Van Giao

Les habitants de la région de Kalaw sont très accueillants et chaleureux, vous n’aurez aucun problème à partager leur quotidien avec l’aide de votre guide local comme traducteur.

La plupart font partie de l’ethnie Pa-O, majoritaire dans l’Etat Shan. Vous les reconnaîtrez par leur habits : turban coloré enroulé sur la tête souvent rouge/orange et longyi (costume traditionnel Birman).

La grande majorité des habitants de la région sont bouddhistes, vous remarquerez les petites pagodes dorées qui se dressent sur les collines. La religion et la spiritualité sont très présentes dans la culture birmane, vous remarquerez que chaque maison a son petit autel.

L’agriculture et l’artisanat sont les activités principales de la région, vous pourrez observer et même vous initier à tout un tas de savoir-faire locaux.

Les moines habitants les nombreux petits monastères peuvent paraître plus timides que les villageois surtout les très jeunes moines. N’hésitez pas à aller vers eux pour vivre une expérience unique.

NOTRE EXPERIENCE

Nous n’avons pu faire que seulement 2 jours de trek à cause du mauvais temps prévu le dernier jour. Vous pouvez adapter ce trek de la façon que vous souhaitez.

En itinérance en Birmanie depuis deux semaines, j’avais retrouvé à Mandalay deux amis avec qui j’allais partager la fin de mon beau périple en Birmanie (pour l’itinéraire c’est par ici).

Arrivés à Kalaw depuis Mandalay en bus au milieu de la nuit, nous avons atterri à l’hôtel que nous avions réservé la veille pour dormir quelques heures avant de commencer ce trek de 2 jours entre Kalaw et le lac Inle.

Au réveil, notre guide nous attend pour le début des aventures.

Nous passons au marché de kalaw acheter quelques fruits puis nous empruntons le chemin de terre ocre qui se perd dans les collines et des étendues de champs.

Déjà après quelques minutes de marche nous observons des paysans travailler dans les champs. Des femmes et des hommes aux turbans ou chapeaux de paille qui récoltent chili, thé, maïs. La marche est facile et très plaisante. Il fait assez chaud mais c’est complètement soutenable.

Nous arrivons à un petit hameau de quelques maisons où nous arrêtons finalement pour déjeuner. Le repas prévu par notre guide se passe dans une petite maison typique en bambou et toit en tôles. Un peu d’ombre et de fraîcheur ! Nous nous asseyons sur un tapis autour d’une grande table basse et apprécions le repas en compagnie de nos hôtes.

Puis nous repartons et croisons un groupe de dames aux turbans, portant leur bébé sur le dos, amusées de nous voir.

La végétation devient plus dense, le chemin grimpe et nous nous retrouvons en haut d’une colline qui surplombe l’autre côté de la vallée. Des rizières à perte de vue, au loin, des collines karstiques ! Les teintes de vert de la végétation contrastes avec la terre ocre. Nous croisons des hommes avec leurs buffles.

Puis on redescend dans la vallée, on passe au milieu des rizières, on longe la rivière.

C’est ici, au bord de l’eau que nous rencontrons ces hommes qui tressent des paniers en bambou. Curieux, nous les regardons faire, ils nous sourient et nous montrent les techniques de tressage. Un moment complètement improvisé, tellement riche.

Nous reprenons ensuite notre chemin qui grimpe en haut d’une colline karstique, encore une belle vue sur la vallée. Plus bas, un homme laboure un champs grâce à son buffle et sa charrue qu’il pousse. L’activité agricole de la région s’effectue uniquement de façon manuelle et par traction animale. Les traditions perdurent en Birmanie !

Nous traversons des champs de toutes les couleurs, un second petit village : des maisons en bambou et tôle, des haricots rouges et du blé sèchent au soleil sur le bord du chemin.

Des gens encore et encore qui travaillent dans les champs alors que la lumière devient de plus en plus douce. Le chemin grimpe à nouveau et au sommet de la colline : le fameux monastère. Nous avons à peine gravi les marches qui nous mènent au monastère que nous rencontrons les premiers moines qui nous observent à la fenêtre.

Nous découvrons alors l’intérieur du monastère où nous allons dormir sur des matelas. La partie inférieure du monastère est réservé aux jeunes moines qui y logent, alors qu’un autre bâtiment en bois est réservé aux moines plus âgés. Après une petite douche froide à l’extérieur (qui fait quand même beaucoup de bien après cette journée de marche au soleil), nous visitons les environs. A côté du monastère, il y a quelques maisons et des enfants jouent dehors. Les jeunes moines partent chercher de l’eau au puit. L’ambiance est très paisible.

 

C’est ensuite l’heure du repas, nous dinons à la chandelle sur une table basse, assis sur un tapis. Pendant ce temps, les moines se recueillent à l’intérieur du monastère. Nous n’y avons évidemment pas accès par respect. Je suis consciente de la chance que nous avons de nous retrouver au milieu de nulle part, dans les collines des campagnes birmanes, accueillis dans ce monastère pour partager un du quotidien de ses habitants.

 

Notre nuit dans le monastère s’est bien passée, le vent faisait grincer les murs en bois et nous bercé. Après le petit déjeuner, nous reprenons la route, la tête remplie de souvenirs de cette expérience unique.

Il pleut pratiquement toute la journée, on passe de petites gouttes à de courtes averses.

Nous nous arrêtons au bord du chemin à une petite maison de bambou nous abriter et prendre un café. La dame, très souriante, nous dit que nous pouvons rester toute l’après midi ici (traduction de notre guide bien sûre). Mais il faut reprendre la route. Les paysans sont rentrés à cause de la pluie, il n’y a plus l’activité de la veille. Les plantations de bananes et les champs de blé sont vides.  

 

La descente jusqu’au petit village au bord du lac est ardue et très glissante. Nous avons les chaussures pleines de boue et finissons chacun une fois sur les fesses. Nous arrivons finalement sur la place du marché trempés, pleins de boue et affamés. Il est déjà tard pour le repas du midi, notre guide nous emmène dans un petit restaurant sur la place du marché. Bien contents de ce repas, nous rejoignons ensuite une petite pirogue à moteur qui nous fait traverser le lac pour nous déposer à la petite ville de  Nyang-Schwe, au nord du lac.

Nous vivons alors nos premiers instants sur le fameux Lac Inle, la barque s’engouffre dans de petits canaux, de chaque côté, sur les berges, des maisons sur pilotis se dresse. La vie s’effectue au plus près du lac, les villages flottent. Chaque maison à sa petite embarcation.

 

Nous croisons plusieurs habitants du lac et admirons leur façon unique de ramer : debout, en équilibre sur une jambe, à la poupe de le leur barque, l’autre jambe enroulée sur la godille (rame).
Plus loin, ce sont les pêcheurs Intha qui pêchent avec leur filet conique traditionnel. Une expérience hors du temps.

ÇA ME PLAIT, ÇA M’INTERESSE, ÇA MÉRITE D’ÊTRE CONNU ?

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