Riziculture dans le Delta du Mékong

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Riziculture Immersion dans le Delta du Mékong

Delta du Mékong De quelques heures à plusieurs jours (voir mois?) Seul ou avec 2-3 amis

Toute l’année Farming Déjà testé par 1 Local Xplorer

Petit aperçu :

Osez vous arrêtez à Văn Giáo, petit village sur la route de Chau Doc dans le Delta du Mékong. Perdez-vous dans ses alentours et, au détour de la forêt de Tra Su, en empruntant la rue bordée d’habitations qui longe la rivière, rencontrez ses habitants. Aidez ces femmes à travailler le riz. Curieuses et chaleureuses, elles vous feront passez un moment unique, loin des sentiers battus.

LA LOCAL IMMERSION

Les rizières de l’Asie vous fascinent ?

Vous avez déjà vu (en vrai ou en photo) ces hommes et ces femmes travaillant dans les champs ?
Sortez des sentiers battus, éloignez-vous des rizières les plus connues du Vietnam et partagez une expérience riche avec les habitants de la commune de Van Giao dans le Delta du Mékong.

Cadre idyllique, havre de calme et de paix,
la région vous fascinera.

En longeant la rivière, sur la petite rue de Kênh KT 2 ou Kênh Tha La, vous admirerez les habitants travailler le riz.
A votre passage, leur curiosité les poussera à vous faire signe de venir à leur rencontre.
N’hésitez plus, le moment magique commence !
Apprenez les différentes étapes de culture du riz en aidant les locaux.

En fonction de la période de l’année à laquelle vous vous rendez dans la région, vous œuvrerez à :

Préparer les parcelles
───
Récupérer les jeunes pousses
───
Repiquer
───
Récolter lorsque le riz est mature
───
Battre le riz
───
Sécher le riz
───
Séparer les écorces des grains

Une expérience authentique dans une région préservée du tourisme de masse.

LA LOCALISATION

Van Giao

Les terres reculées du Delta du Mékong

Une Local Immersion, ça se mérite ! Pour celle-ci, pas besoin de trekker pendant 6h, empruntez simplement un mini-bus local qui fait le trajet depuis n’importe quel village du Delta du Mékong jusqu’à Chau Doc. Vous savez ces mini-bus avec des chaises en plastiques rouge rajoutées au niveau de la porte pour pouvoir transporter plus de personnes ? Non ? Mais si ceux dont le co-pilote racole les locaux en criant le nom de la destination à chaque fois qu’il aperçoit une personne au bord de la route ! Ah là ça vous parle 🙂

Fin de la parenthèse, donc vous prenez ce mini-bus et vous demander à s’arrêter à Van Giao, plus précisément à la Tra Su Cajuput Forest (réserve ornithologique de Tra Su). Le mini-bus vous arrêtera sur la grande route et vous n’aurez qu’à prendre la perpendiculaire côté droit pour vous rendre à la réserve ornithologique que vous logez pour tomber sur les rues de Kênh KT 2 et Kênh Tha La. Admirez les alentours, vous y êtes !

PS : si vous n’êtes pas sûr, demander aux habitants la Tra Su Cajuput Forest, ils seront surpris de vous voir, vous blanc, perdu tout seul mais vous indiqueront avec grand plaisir !

L’HÔTE

Les familles de Van Giao

Les habitants  de Van Giao n’ont vraisemblablement pas l’habitude de croiser des voyageurs sur leurs petites routes. Très curieux, il vous suffit de leur sourire et ils seront ravis de vous accueillir.

Si les Kinh (Viet) restent l’ethnie majeure du Delta du Mékong, les Khmer y sont également très présents. Très représentés à Van Giao, ils contribuent positivement au développement économique de la région par leurs différentes pratiques d’artisanat traditionnel :

Le tissage de la soie
───
La distillation d’huile essentielle de cajeputier (utilisée pour ses propriétés antimicrobiennes en usage interne et en massage contre les douleurs rhumatismales)
───
La récolte du sucre de Thot Not (ou Jaggery, sorte de grand palmier)
───
L’apiculture pour produire du miel …

Les locaux ne manqueront pas de vous inviter à prendre part aux différentes activités qui composent leur quotidien ! Partagez un repas local, essayez-vous à l’artisanat traditionnel ou amusez-vous simplement avec les enfants qui vous suivront où que vous alliez.

NOTRE EXPERIENCE

C’est tout à fait par hasard que j’ai atterri dans ce petit hameau de Van Giao. Itinérante depuis 2 semaines au Vietnam, le Delta du Mékong était pour moi un moment clef de mon voyage.  Portée par le livre « L’Amant » de Marguerite Duras que je dévorais tout au long du voyage, et les souvenirs du Delta du Mékong de ma grand-mère, j’avais hâte de le découvrir par mes propres yeux. Dans les rues d’Ho Chi Minh, une multitude de petites agences proposent des excursions de plusieurs jours dans le Delta du Mékong avec des offres tout à fait semblables, visites de plusieurs villages par journée, une balade en pirogue, des points artisanaux, la visite de marchés flottants, transports inclus … En bonnes baroudeuses que nous sommes, Cath, Laeti et moi ne nous laissons pas berner par ces circuits touristiques. Nous ce qu’on aime c’est voyager librement, emprunter les mêmes moyens de transport que les locaux et faire des rencontres.

Direction donc la gare de bus locale ! Serrées dans un mini-bus où nous sommes évidemment les seules blanches, nous nous rendons à Vinh Long et Cân Tho où nous passons plusieurs jours. Pour la balade en pirogue dans le Delta, on demande directement à la première embarcation locale qui nous passe sous le nez.  Nous dénichons même une petite chambre chez l’habitant sur la petite île au large de Vinh Long où nous nous déplaçons à vélo et rencontrons pas mal d’enfants.

La gentillesse des habitants, la beauté des paysages, nous en avons déjà plein les yeux avant de continuer notre retour vers Chau Doc, petite ville frontalière du Cambodge, proche de la montagne sacrée du Sam. C’est précisément sur le trajet Cân Tho – Chau Doc que je décide de m’arrêter le temps d’une journée, laissant mes deux amies continuer le trajet avec pour objectif de les rejoindre le soir.

En effet, armée de mon Lonely Planet, la réserve ornithologique de Tra Su semble un lieu magnifique et reculé. Forêt de 845 hectares, 106 espèces d’oiseaux et de reptiles et 140 espèces de fleurs. Je ne suis pas spécialement fan d’oiseaux mais plutôt curieuse de leur habitat sauvage. Je descends alors sur la route et demande mon chemin. Je trouve finalement la réserve qui semble complètement déserte. Je ballade dans la forêt sans bien trouver mon chemin. Certains canaux sont asséchés, marécageux ce n’est vraisemblablement pas la saison. Déçue, j’observe les oiseaux jusqu’à ce que les personnes travaillant au loin dans les champs attirent le plus mon attention. Je sors alors de la réserve et longe la petite route bordée d’un côté de vastes étendues de rizières et de l’autre une rivière.

C’est en continuant que des petites maisons se dressent des deux côté de la rue. Les habitants semblent se demander ce que je fais là mais me sourient. Ce sont les enfants qui viennent les premiers à ma rencontre et n’arrêtent pas avec leurs « hello ». Ils me suivent longer la rue où le riz sèche devant les maisons sur des bâches, où les locaux discutent ou font leur vaisselle devant leurs maisons. Je me rappelle de ces hommes tous réunis autour de bières et spécialités me proposant de m’asseoir avec eux, de ces femmes avec leurs bébés m’invitant à passer un moment avec elles.

Puis j’aperçois de l’autre côté de la rivière des femmes travailler le riz. Je décide de traverser le petit pont et de m’approcher. Les enfants me suivent. Loin d’être timides, elles cessent leur activité et me regardent. Je leur souris et leur baragouine les seuls mots de Viet que j’ai appris, elles explosent de rire. Elles me font comprendre de venir les aider à faire des rangées avec le riz sec pour ensuite le mettre plus facilement dans des sacs. Je les rejoins et commence le travaille toute heureuse de participer un moment à leur quotidien. Me voir travailler semble beaucoup les amuser. Difficile cependant de communiquer et d’en savoir plus sur la récolte du riz. Mais ce moment, nous le partageons par le langage corporel.

Plus tard, je les vois comploter toutes les 3. Je finis par comprendre qu’elles sont intriguées par mon appareil photo posé dans l’herbe. Je les photographie alors et leur montre le résultat. Heureuses, elles me demandent de les reprendre en photos et de leur montrer. Je ne manque pas de m’exécuter. Les enfants qui ont suivi la scène, rappliquent pour avoir eux aussi leur photo. Pour ma part je suis comblée par leurs sourires, leurs rires et leur gaieté.

Les enfants m’emmènent ensuite un peu plus loin, à l’étape suivante où le riz est récupéré et mis en sac. C’est un groupe d’homme qui y travail. Eux aussi semblent enthousiaste à ma venue 🙂 Je passe alors un moment avec eux, à les observer, les aider. Jusqu’à ce que les enfants me sollicitent pour rentrer au hameau. Le soleil se fait de plus en plus bas, je décide alors de dire au revoir à tout ce beau monde avec émotion avant de reprendre ma route et surtout en ayant l’angoisse de trouver un mini-bus faisant route jusqu’à Chau Doc. Je repars alors le sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête.

 

ÇA ME PLAIT, ÇA M’INTERESSE, ÇA MÉRITE D’ÊTRE CONNU ?

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