De l’agriculture traditionnelle aux plantes médicinales

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À la découverte des plantations de riz, maïs, haricot rouge, et des plantes médicinales sauvages.

À 4km de los Andes, La Cruz, Guanacaste Une à deux journée 1 à 3 personnes

Toute l’année  Artisanat, Nature, Culture  Déjà testé par 2 Local Xplorers

Petit aperçu :

Comment aborder le farming au Costa Rica sans parler des « Frijoles », les fameux haricots rouges, du riz ou encore du maïs ? Forcément, il y en aura dans chacune de vos assiettes, car se sont les aliments de base de la gastronomie Costaricienne. Venez découvrir le processus de production, de la terre à l’assiette ! En prime ? Une magnifique randonnée où vous découvrirez un nombre incroyable de plantes médicinales !

LA LOCAL IMMERSION

Et si l’on alliait agriculture traditionnelle et plantes médicinales ?

Deux incontournables du Costa Rica réunis dans une même expérience authentique et hors des sentiers battus ! D’abord, participez le temps d’une journée aux tâches quotidiennes qui attendent l’agriculteur Costaricien, ensuite découvrez les plantes médicinales avec un expert, qui a tout appris de ses parents qui ne se sont jamais soignés autrement qu’avec des plantes !
Si vous imaginiez le Costa Rica riche et développé, alors venez vous confronter à la vie rurale de ce pays. Ses habitants sont prêts à vous apprendre les bases de la nourriture et de la médecine locale.

Au programme:

Découvrir les champs de riz, maïs et frijoles
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Apprendre à repérer s’ils sont prêts à être récoltés
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Participer à la récolte si la période le permet
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Apprendre à séparer les grains de maïs, de riz, et à enlever la coque des haricots
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prendre un cours de cuisine du gallo Pinto, la spécialité costaricienne, si la fille de Victor est à la maison

Après cela, partez pour une balade digestive afin d’apprendre l’usage médicinale des dizaines de plantes qui poussent dans la jungle environnante !

LA LOCALISATION

Tierra Madre Eco Lodge, à quelques km de La Cruz, Guanacaste

Il s’agit de la finca voisine du domaine de Tierra Madre Ecolodge. Un sentier vous permet d’y accéder depuis la ferme de l’hôtel. Demandez à Xavier ou même à François et Adrien comment s’y rendre, ils vous indiqueront le chemin.

Le domaine de Tierra Madre, géré par 3 Belges: Fahimeh, Adrien et François, est un véritable lieu hors des sentiers battus.
Dans la région de Guanacaste, à presque 30km de La Cruz (la ville la plus proche, connue uniquement par les amateurs de Kitesurf pour ses plages paradisiaques à proximité) vous trouverez le petit village de Los Andes. À partir de Los Andes, il faudra prévoir une heure pour effectuer 4km… Avec la voiture du propriétaire !
Effectivement, ne pensez pas effectuer le trajet par vous-même, vous ne pourrez pas : on parle véritablement des routes de l’impossible pour accéder à cet hôtel. Contactez par avance l’hôtel Tierra Madre, qui offre des chambres avec une vue époustouflante sur les volcans Conception et Maderas au Nicaragua. Ils vous fourniront un plan détaillé et fixeront une heure pour venir vous chercher. Si vous n’avez pas le budget pour cet hôtel, certes cher, mais qui vaut vraiment le détour, vous pouvez prévoir d’y effectuer un volontariat. Au programme : farming, immersion dans la jungle, production de vins artisanaux, et bien plus encore !

L’HÔTE

Victor, surnommé beau papa, ou « El cuidador »

Victor, notre hôte, n’est autre que le beau père du frère de Xavier, qui nous apprend comment aiguiser une machette dans une autre immersion. Cet homme est chargé de surveiller les quelques 120 hectares voisins du domaine de Tierra Madre, dont on vous parle davantage dans la précédente immersion. Il n’est pas rémunéré pour son emploi, mais a le droit d’habiter sur le terrain et de cultiver les terres en contrepartie. C’est ainsi qu’il dispose de 5 hectares de terre qu’il entretient pour la culture du riz, du maïs et des haricots rouges.
Victor à la cinquantaine et paraît inépuisable ! Il dispose d’incroyables connaissances sur la jungle environnante et plus encore sur les plantes médicinales qui la peuplent. C’est ainsi qu’il transmettra avec joie son savoir, tant dans les champs agricoles que dans la jungle dense.

NOTRE EXPERIENCE

C’est lors de notre séjour à Tierra Madre que nous entendons parler de Victor. Il surveille les terres de la Finca voisine et a toujours vécu sur les terres de Tierra Madre. Il a passé son enfance et son adolescence avec ses parents, dans cette jungle où sont aménagés hôtel et ferme eco-lodge. Il a d’ailleurs aidé les belges à aboutir à leur projet d’hôtel. Depuis, avec sa femme et ses filles, il habite sur les terres voisines où il cultive haricots, riz et maïs, pour nourrir sa famille, vendre les restes et avoir un semblant de ressource financière. Une Casa typique, alimentée en eau par les sources proches, et éclairée par quelques bougies bien disposées.

C’est accompagné de Xavier que je me rends dans cette chaleureuse demeure. Nous échangeons autour d’un café sur les activités du jour : Victor a mis à sécher les frijoles récoltés la veille, pendant que nous défrichions un champ à la machette. Après le café, il nous propose de nous accompagner dans les 5 hectares de terrain qu’il cultive pour nous en apprendre davantage.

Nous traversons un bois pendant une dizaine de minutes, d’un pas élancé sous une chaleur poignante, avant d’arriver dans une zone complètement déboisée. Nous sommes sur les 3 hectares de frijoles qu’il entretient tout au long de l’année. Les récoltes sont mensuelles, et cela demande beaucoup de travail. Il nous apprend à reconnaître les haricots rouges des haricots noirs : la couleur de la fleur diffère, jaune pour l’un, blanche pour l’autre. Il nous explique également comment reconnaître quand les haricots sont prêts à être récoltés : les feuilles de la plante deviennent jaunes en fin de cycle.

En continuant notre chemin, nous arrivons aux plantations de maïs. Elles sont en contre bas des plantations de riz qui, contre toute attente, ne poussent pas en rizière humide mais dans un champ totalement sec comme les frijoles ou le maïs. Il s’agit d’une variété adaptée aux conditions climatiques de la région. Contrairement aux frijoles, riz et maïs sont cultivés pour la seule consommation familiale car ils prennent trop d’espace pour un commerce qui ne serait que trop peu rentable. Les plants de maïs que nous voyons seront utilisés pour la semence, les stocks étant déjà constitués pour les mois à venir.

Arrivé à l’extrémité de la clairière, Victor nous propose de rentrer dans le bois en même temps qu’il utilise sa machette pour nous frayer un chemin. Sur une centaine de mètres il nomme l’ensemble des plantes qui nous entourent en nous citant leur vertu médicinale. Ces connaissances sont incroyables, il semble être en mesure de rédiger une encyclopédie de la médecine naturelle. Nous continuons dans les bois à notre rythme. 10 mètres plus loin nous découvrons de nouvelles plantes aux différentes vertus : contre la fièvre, le paludisme ou les maux de têtes, les problèmes gastriques ou mal de dents, aide au bon fonctionnement des reins ou du foie. Il y en a pour tous les maux !

Plutôt que de vous retranscrire les noms des plantes avec une orthographe approximative, nous vous proposons de venir découvrir ces riches connaissances directement avec Victor, pour lequel vous serez toute ouïe. Entre falaise et arbres centenaires, vous ne vous lasserez pas de ses explications.

De retour dans sa modeste maison, Victor nous montre le pilon qu’il utilise pour sortir les grains de riz de leurs « coquilles ». À la force des bras, il faudra lever l’imposant bout de bois une vingtaine de fois pour qu’une livre soit prête : même pas de quoi se faire un repas ! Il me propose de venir l’aider à récolter les frijoles qui seront prêts la semaine suivante, et d’enchaîner sur la préparation du riz qui sera sec, mais malheureusement je ne serais plus là pour apporter mon aide. N’hésitez pas à rendre visite à cet homme incroyable qui vous en apprendra beaucoup sur la nature et l’agriculture Costaricienne.