Le fromage des vaches de la réserve de Miraflor

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Le fromage des vaches de la réserve de Miraflor

Réserve de Miraflor, Nicaragua De 7h à 14h + 4 personnes max.

Toute l’année Cuisine, Culture Déjà testé par 2 Local Xplorers

Petit aperçu :

Vous souhaitez vous perdre dans un petit hameau dans des vallées verdoyantes ? Au calme, loin de tout, à la rencontre de populations reculées pour revenir à l’essentiel ? Nous vous avons dégoté le lieu idéal et une activité ancrée dans le quotidien d’Enrelica qui, chaque matin, trait les vaches de sa petite ferme pour en faire du fromage à tomber !

LA LOCAL IMMERSION

Et si nous (ré)apprenions à faire du fromage?

Le « queso » (fromage), nous français, on pourrait vous en parler pendant des heures. C’est pour la plupart des voyageurs de notre beau pays, la chose qui nous manque le plus à l’étranger. On est très bien servi chez nous, et ailleurs … c’est pas toujours facile d’en trouver qui ait du goût !
Alors même si le queso nicaraguayen ne peut sûrement pas rivalisé avec le français, pour tous les voyageurs en manque qui passent au Nica, cette immersion devrait tout de même vous satisfaire !
Ça se passe chaque jour, dans la petite ferme d’Enrelica !

Au programme :

Traite des vaches à 6h (pour les lève tôt)
───
Rassembler et laisser reposer les 40L de lait dans la même bassine
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Récupérer la crème vers 12h
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Mélanger le petit lait et le fromage
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Récupérer le petit lait
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Sécher le fromage dans un tissu
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Ajouter le sel
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Sécher le fromage dans des moules artisanaux .

Parce que nous français, si on consomme des quantités de fromage, on a pas non plus tous l’habitude de le faire !
Ça vous met l’eau à la bouche ?

LA LOCALISATION

Réserve Naturelle de Miraflor, Nicaragua

Immersion hors des sentiers battus garantie, Enrelica habite dans le hameau La Pita situé dans les collines reculées de la Réserve Naturelle de Miraflor au Nord Est d’Esteli, ville du nord du Nicaragua.
Cette magnifique vallée est couverte de plantations de café, de maïs, d’oignons, de poivrons, de fleurs exotiques… les paysages sont très beaux et vous vous sentirez complètement dépaysés et seuls au monde. Très peu de voyageurs s’y rendent, la réserve n’est pas encore très connue et il n’y a que 2 bus par jours qui effectuent le trajet entre Esteli et La Pita. En vous baladant dans les champs, vous serez tout de suite immergé dans le quotidien des locaux qui ne manqueront pas de vous demander d’où vous venez et d’engager la conversation. Très chaleureux, ils vous inviteront sûrement à venir prendre un café.
Idéal pour qui souhaite s’enrichir de la culture locale et vivre une expérience authentique et humaine forte.
Pour se rendre chez Enrelica : c’est la barrière rouge sur la droite avant le virage de l’entrée de La Pita lorsque l’on vient d’Esteli.
Voici la localisation géographique : 13.236306, -86.285417
Vous pouvez aussi demander aux habitants.

L’HÔTE

Enrelica et sa famille

Enrelica vit avec son mari et ses 4 « grands » garçons âgés entre (25 et 37 ans) dans la petite ferme qu’ils possèdent. Sur leurs 6 fils, seulement deux sont aujourd’hui partis du cocon familial, preuve que la vie à la campagne et les activités de la ferme plaisent. La ville et son effervescence ? Très peu pour eux.
Disposant de champs de maïs, riz, tomates, oignons, poivrons, et tous autres légumes, la famille est auto suffisante et vend ses sacs de blé à la coopérative de Miraflor ainsi qu’à Esteli. Sa ferme lui permet également de subvenir à ses besoins en viande (cochons), œufs (poules), lait et fromage (vaches).
Tous travaillent dur à la récolte et à s’occuper des bêtes.
Une fois par semaine, le père ou un des fils se rend en bus à Esteli pour vendre le fromage et les sacs de blé à une tienda (petite épicerie).
Une vie simple, qui les comble et qu’ils ne changeraient pour rien au monde.
Chaleureuse, Enrelica se fera une joie d’échanger toute la journée avec vous et à vous faire partager son quotidien. Ses fils, timides mais d’une grande gentillesse, n’hésiteront pas à vous emmener dans les champs de maïs et vous montreront leurs activités.

NOTRE EXPERIENCE

Arrivés en fin d’après-midi, nous souhaitions le lendemain rencontrer les locaux et participer à leurs activités quotidiennes. Nous logions chez l’habitant et la famille et lorsque nous avons demandé où nous pouvions participer à la traite des vaches le matin suivant, on nous a indiqué la petite ferme d’Enrelica située à l’entrée du hameau. C’est donc à 6h du matin que nous sommes partis et avons poussé la barrière d’Enrelica. Nous nous sommes rendus sur le pas de la porte de la maison et lui avons dit que nous aimerions les aider à la traite des vaches et voir comment se faisait le fameux queso. C’est alors que nous nous sommes retrouvés assis sur un tabouret à presser les pis des vaches, pas évident au premier coup, je vous assure. Nous en avons bien ris et les fils d’Enrelica aussi ! Bon on a finalement plus ou moins réussi mais ce fut laborieux.

La première étape finie, nous visons tous les sauts dans la bassine, 12 vaches et 40L ça fait beaucoup de lait et ça prend du temps ! Nous avons ensuite une pause de 4h, le lait doit reposer afin que la matière grasse (utilisée pour le beurre ou la crème) remonte à la surface et que le fromage reste au fond.
Nous rentrons alors prendre le petit déjeuner et nous balader un peu dans les alentours.

Nous revenons donc vers 12h pour continuer notre travail de la journée. C’est dans le couloir/cuisine obscure (il fait chaud dehors) que se déroulera la suite de l’immersion. Il faut alors à l’aide d’une louche récupérer la graisse à la surface et la mettre de côté dans un récipient. Ensuite, c’est à la main qu’Enrelica mélange le fromage et le petit lait. Il faut encore laissé reposer une heure pour que le petit lait remonte. Nous discutons alors avec la famille et découvrons leurs champs.

C’est vers 13h qu’il est possible de récupérer à l’aide de récipient le petit lait, des litres et des litres qu’Enrelica donnera à boire aux chiens errants. Celui ci est tout collecté pour eux parce qu’il n’est pas possible d’en faire quelque chose. Tout est organisé dans la cuisine pour récupérer le petit lait qui coule du plan de travail dans des rigoles et finit dans un récipient à cet effet.

Une fois le petit lait vidé, il ne reste que le fromage frais. Celui ci mis dans un tissu qu’Enrelica appuie, avec force, pour faire sortir le petit lait qui reste. Elle le replace ensuite dans une bassine et le mélange avec du sel. Le fromage est ensuite disposé dans un genre de moule artisanal carré en bois et une grosse pierre est placée dessus dessus pour le sécher et lui donner une forme. Le fromage y passera toute la fin de journée et la nuit.

Le lendemain le fromage sera placé dans des sacs en plastique et séchera ensuite 8 jours avant d’être vendu à Esteli.
On goûte le fromage frais bien, pas mal du tout même si la famille d’Enrelica, qui consomme beaucoup de queso, l’aime sec. On trouve en effet très peu de fromage frais au Nicaragua.

Chaque jour, Enrelica produit 12 libres soit 5,5kg de fromage. Celui ci est stocké pendant 8 jours avant d’être vendu soit 44kg vendus par semaine. Enrelica, heureuse de la vue qu’elle mène nous dit que la famille produit assez de nourriture pour subvenir à ses besoins et est fière de pouvoir vendre son surplus de production.
C’est après avoir fini la préparation d’un fromage que nous quittons la ferme, un belle expérience et leçon de vie en tête.

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