itinéraire d’un mois au Nicaragua

Itinéraire d’un mois au Nicaragua, entre ascensions de volcans et découvertes culturelles

 1 mois au Nicaragua 30 jours En couple

Février 2018 750€ / personne Déjà testé par 2 Local Xplorers

Petit aperçu :

Un réel coup de cœur en Amérique centrale, aussi inattendu qu’enchanteur, ces 4 semaines au Nicaragua nous ont totalement comblé. Entre ascensions de volcans, immersions culturelles, journée scientifique à observer les baleines ou découvertes des spécialités artisanales locales, ce voyage hors des sentiers battus fût des plus complet. Le Nicaragua offre une infinité de possibilités que nous vous invitons à découvrir dans cet itinéraire.

LES STOPS

★★★★☆

Belle ville coloniale, León est incontournable pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce qu’il est très agréable de se balader dans ses petites rues aux façades colorées, aux bâtiments coloniaux à cours intérieures et aux églises aux styles architecturaux différents. Mais aussi parce que León est chargée d’histoire. C’est un des berceaux et acteur majeur de la révolution Sandinista. S’y rendre au début du voyage permet de mieux appréhender et comprendre ce pays et ses habitants. Enfin, León est un point central du nord-ouest du Nicaragua, il est possible facilement de rayonner entre les volcans de la chaîne de Maribios et les plages et réserves naturelles de la côte pacifique.

Le marché central situé derrière la cathédrale vaut aussi le coup d’œil, les food trucks ne manquent pas. Plus loin, l’église El Cavario est intéressante pour sa façade colorée et ses peintures tout droit issues de BD. La place ombragée et l’église San Juan Bautista sont également à visiter ainsi que le marché à côté afin de respirer la vie locale. Nous avons particulièrement apprécié la belle église jaune de la Recoleccion, le parque de la Merced, l’église San Franscisco et la minuscule Pare de Sufrir dont l’intérieur est agencé de façon original. Si vous souhaitez découvrir les quartiers plus excentrés du centre ville, vous pouvez vous rendre à l’église Guadalupe au sud de la ville et puis vous diriger vers l’ouest pour découvrir le barrio proche de la cathédrale San Juan Bautista de Suitava, ancien centre ville de León. Ici vous découvrirez la vie locale, les petites épiceries, les habitants sur le palier de leur porte, les enfants dans les rues. C’est ici aussi que l’on se rend compte du contraste de León, les rues sont sales, des maisons sont faites de toiles en plastique.

Les principaux points d’intérêt de León résident en ses églises, ses places et ses musées. À ne pas manquer : le parque central avec l’imposante cathédrale (rendez-vous en haut, son toit est très beau et offre une vue imprenable sur la ville et les volcans environnants), la vieille chapelle la Asuncion et l’intéressant musée de la révolution (la visite est guidée par des anciens combattants qui vous apprendront beaucoup – 100NIO soit 2,60€). León est également la ville où Ruben Dario, poête Nicaraguayen de renommée internationale, vécut de nombreuses années, les intéressés pourront visiter le musée retraçant sa vie.

★★★★★

Première excursion depuis León, nous nous sommes rendus 2jours à Momotombo afin de découvrir León Viejo (ancienne capitale du Nicaragua lors de la colonisation), le petit village authentique de Puerto Momotombo situé sur les berges du lac Nicaragua et grimper l’imposant et parfaitement conique volcan Momotombo (1279).

León Viejo et Puerto Momotombo

La visite de León Viejo est guidée (150NIO soit 4€) et vous découvrirez l’histoire des ruines de cette ancienne cité capitale édifiée en 1526. Celle-ci fut victime d’une terrible éruption du Momotombo où elle fut ensevelie puis reconstruite à l’actuel León. Vous admirerez en prime une magnifique vue sur les volcans Momotombo et Momotombito (l’île volcan située au pied du Momotombo sur le lac Nicaragua).
Le village de Puerto Momotombo est paisible, peu de voyageurs le visitent, la plupart viennent en tour à León Viejo. Seule une rue est goudronnée, le reste de la ville est ensablée. Il n’y a pas beaucoup à faire à part vivre la vie locale. Les habitants sont très ouverts et n’hésiteront pas à venir vous parler pour connaître un peu votre histoire. Au bord du lac, vous pourrez profiter de la belle vue sur les volcans et déjeuner ou prendre un verre aux comedors de la plage de sable noir volcanique.

Ascension du Momotombo

Le Momotombo est un volcan peu fréquenté, vous aurez sûrement la chance de vous y retrouver seul. Pourquoi ? Plusieurs raisons : certains tours opérateurs disent que le volcan est fermé (peut être pour éviter d’y organiser des tours), cette ascension nécessite en théorie un permis à demander à Managua (on va vous expliquer comment le faire sans), la grimpette n’est pas facile. Il faut s’attendre à une excursion de 12h avec 10h de marche dans la journée (6h-18h).
Ne trouvant pas d’informations claires sur cette randonnée et étant informés du permis, nous avons choisi de nous rendre au Momotombo avec Jeison, 15ans, guide à ses heures perdues (il installe des barbelés pour financer ses études), pour $25 pour 2. Celui ci nous a fait éviter les contrôles des gardes forestiers. Nous savons désormais comment éviter les contrôles et comment se rendre au sommet. Avec les informations suivantes vous n’aurez vraiment pas besoin de guide.
Pour débuter le trek vous avez 2 options : se rendre à la base de Momotombo et début du chemin à pied, depuis la plage, en longeant la côte (comptez 1h30 de marche) ou en tuk tuk (à réserver la veille), comptez 15-20mn.

Si vous choisissez comme nous la première option, partez tôt, à 6h du matin, car la randonnée durera environ 10h et que vous pouvez comptez 1h de pause au total en chemin et 1h de pique nique au sommet. De plus les gardes forestiers peuvent également se trouver près de la plage, en y étant tôt vous devriez les éviter.
Le chemin sur maps.me ne commence qu’à la base du volcan mais vous pouvez retrouver notre tracé gps avec lequel il vous sera difficile de vous tromper.
Rendez-vous sur la plage et longez la par la gauche. Il ne vous suffit que de suivre le chemin (il peut y avoir plusieurs bras mais tous mènent à la route proche de la base du volcan). Une fois arrivé à la route, après 1h30 de marche, il vous faudra la traverser et couper dans la forêt à gauche des gardes (suivre notre tracé gps ou regarder où sont les gardes sur maps.me). Des chemins informels ont été tracés, rejoignez l’un d’eux et dirigez vous vers le chemin de l’ascension (indiqué sur maps.me). Il vous faudra passer à travers un barbelé pour accéder au chemin. Une fois sur celui-ci, prenez le à gauche, il n’en vous restera qu’à le suivre, vous aurez réussi à y accéder par vous même.
Les temps suivants sont indiqués à partir de l’arrivée sur l’entrée du chemin de l’ascension :
20mn plus tard vous verrez un croisement avec un panneau : tout droit les lagunes et à droite l’ascension du Momotombo, prenez à droite.
Le chemin de terre s’enfonce dans la végétation, vous verrez peut être des Oropendolas (oiseau à crête, mythique du Nicaragua) ou des coatis. Au bout de 45mn/1h vous arriverez à une aire de repos, vous pouvez faire une pause et en s’enfonçant à droite entre les arbres, vous pourrez observer votre première vue. Le chemin monte un peu plus et devient de plus en plus sablonneux, la forêt s’effacera petit à petit pour laisser place à un environnement aride, les points de vue sur le lac et les volcans s’enchaînent plus beaux les uns que les autres. Au bout de 1h30-1h45 vous arriverez à un point de vue complètement dégagé sur l’île Momotombito, le lac Nicaragua, la chaine volcanique, les lagunes et le sommet du Momotombo dans le dos (encore un peu haut !).
Il vous faudra continuer sur le chemin sablonneux et rocailleux direction le sommet. Le paysage est lunaire avec quelques petites touches de végétation et des forêts sur la droite. On imagine bien les trajectoires des dernières coulées de lave. Le chemin part ensuite sur la droite, traçant une ligne droite sur la falaise jusqu’aux arbres de l’autre côté. On s’enfonce dans le sable. Une fois arrivés à la végétation, grimpez, vous verrez une nouvelle partie à franchir encore un peu plus à droite.
Au bout d’1h30 vous serez à un nouveau point de vue, tout aussi beau. Vous serez arrivés à la base du cratère. Si les guides s’arrêtent généralement là, il est possible d’accéder au cratère en suivant les flèches blanches sur les rochers que vous verrez depuis le bas. Attention cette partie devient très difficile et parfois même un peu dangereuse. La pente est des plus ardues, vous passerez de roche à sable et roche volcanique instable qui se décroche sous vos pieds et vos mains (oui des fois vous aurez besoin d’utiliser vos mains et de grimper plus ou moins à quatre pattes). Le vent peut aussi être violent au sommet. Prenez vos précautions.

Une fois au cratère vous verrez le souffre jaune et la fumée sortir de près. N’y restez pas longtemps, ce n’est pas bon de respirer la fumée. Pour redescendre ce sera encore une aventure avec ce sol instable. Vous pourrez bien mettre 3h aller retour pour gravir le cratère.
Après une pause déjeuner méritée il est temps de redescendre, par le même chemin qu’à l’aller. La vue est toujours aussi splendide, le soleil tape ! On s’enfonce dans le sable volcanique.
Une fois arrivé à la route, il y a possibilité de faire du stop pour les plus fatigués (1200m de dénivelé positif puis négatif et 8h30 de marche ça crève !). Pour les warriors (comme nous !) vous pouvez réemprunter le chemin de la plage et vous féliciter avec un verre au restaurant de la plage en admirant les dernières lueurs du jour sur ce colosse qu’est le Momotombo, fiers de l’avoir gravi !

Contact du guide :

Jeison Orosco : le contacter sur FB ou Tel de sa tante: 77284369 (pas de WhatsApp)

★★★☆☆

Après la fatiguante journée de l’ascension du Momotombo, cap sur la côte pacifique pour se reposer. Las Penitas est une destination appréciée des voyageurs depuis León bien que sur la plage vous ne serez pas gênés par le monde.
Cette longue plage de sable blond est quasiment déserte. Vous y trouverez seulement quelques restaurants de plages. Nous vous conseillons de descendre à Poneloya. Cet estuaire est très apprécié des locaux le week end qui viennent en famille louer des tables et chaises ombragées sur la plage pour faire leurs pique-niques. L’ambiance est chaleureuse et vous serez amenés à faire de belles rencontres.

Vous pouvez longer les 4km de plages qui séparent Poneloya de la réserve Isla Venato qu’il est possible de visiter en lancha (demandez aux pêcheurs de vous y emmener 3h pour $30) ou en kayak (à louer auprès de l’hôtel Barca de Oro). Vous sillonnerez les canaux de mangrove, observant de nombreux oiseaux. Les plus chanceux verront des caïmans (surtout le matin tôt ou au couché du soleil). Il est possible de s’arrêter sur la bande de sable qui constitue l’estuaire. Ici, un programme de conservation des tortues vous permettra de participer (contre contribution) à la libération des tortues.
À Las Penitas ainsi qu’à Poneloya, il est possible de faire une balade à cheval sur la plage, de prendre un cours de yoga ou seulement de se détendre à la plage ou au bord de la piscine avant d’admirer de beaux couchers de soleil.

★★★★★

Après ces moments de détente, retour aux choses sérieuses : trek nº2. Cette fois ci, deux volcans pour le prix d’un, nous avons gravi le Cerro Negro (627m) ainsi que El Hoyo (1050m) et effectué 14,7km le 1er jour et 14,2km le 2ème. Ces deux volcans sont très différents. En effet, Cerro Negro est un jeune volcan, composé uniquement de roche volcanique noire, aucune végétation n’y pousse. El Hoyo, au contraire, est tout vert, couvert de forêts. Ce dernier présente 2 cratères : un vieux et un jeune, un trou parfait, profond dans sa pente, impressionnant ! Il est alors facilement reconnaissable au loin, le trou du cratère apparaissant comme un parfait cercle foncé en haut de cette montagne verte. Plutôt que de redescendre par le même chemin, il est possible de rejoindre la laguna de Asososca ou laguna del Tigre. Cela constitue une belle balade.
Si beaucoup de voyageurs effectuent ce trek par un tour d’une agence de voyage de León, nous vous donnons ici toutes les informations afin de l’effectuer par vous même, sans guide. Vous pourrez vous repérer grâce à notre tracé gps et aux chemins de maps.me. Ce trek est très accessible et ne présente pas de grande difficulté.
La partie la plus compliquée sans guide est le transport. En effet, il n’y a pas de bus qui relie la base du Cerro Negro et les taxis classiques ne peuvent s’y rendre car la piste est sablonneuse.

Deux options s’offrent alors aux voyageurs : prendre un taxi (négociez 150CRC pour la course soit 3,90€) ou un bus (il n’y en a pas en continu, demandez les horaires depuis le terminal du marché de San Juan Bautista) en direction de Lechecuajo jusqu’au début de la piste de 15km qui mène à la base du Cerro Negro (un panneau indique la piste). Et ensuite marcher les 14km, comptez 3h30 à bon rythme. Il vous faudra partir tôt (commencez à 7h au plus tard), avec un peu plus d’eau, le chemin dans le sable et sous le soleil est fatiguant. Vous pourrez aussi faire du stop ou négocier dans les pickups des tours qui passent vers 9h, le premier qui passé nous a fait grimper sans même demander quoique ce soit. En pickup, le trajet ne dure pas plus de 45mn.
Une fois arrivé à l’entrée du parc national Cerro Negro – El Hoyo, il vous faudra vous acquitter de 155CRC soit 4€.

Ensuite vous pourrez ralier la base du volcan en descendant le chemin à gauche de l’entrée sur 700m. Vous trouverez naturellement le chemin sur la droite au bout du parking et ne serez sûrement pas seuls à l’emprunter. Le chemin monte dans les rochers, l’ascension se fait rapidement. Le chemin devient de plus en plus sablonneux. Vous admirerez un premier point de vue sur le cratère dont le souffre est très apparent et la terre fume légèrement. D’ici, vous pourrez emprunter un petit sentier qui descend jusque dans des paysages complètement lunaires ou un qui continue sur la crête. Dans les deux cas vous pourrez rejoindre le sommet.
La vue est complètement dégagée à tout moment grâce à l’absence de végétation et vous admirerez une vue 360° sur les volcans Telica, San Cristobal d’un côté, El Hoyo et le Cerro Asososca de l’autre.
Lors de notre passage, le vent soufflait très fort. Vous pourrez vous approchez plus proche du cratère et puis redescendre en courant et sautant dans la dune sablonneuse (et un peu rocailleuse) où les tours effectuent de la luge.
Une fois descendu du Cerro Negro, il faut retourner à l’entrée du parc. Comptez 2h pour gravir, descendre et profiter de la vue du Cerro Negro.
Pour commencer l’ascension d’El Hoyo, empruntez le chemin derrière les toilettes. Un panneau indique le sentier jusqu’à El Hoyo. Le chemin est indiqué une bonne partie de la randonnée par des traits de peinture blancs et jaunes. Le chemin se faufile entre les hautes herbes. La végétation est très sèche. En cas d’hésitation entre les sentiers (il y en a parfois plusieurs) cherchez les marques ou referez vous à notre tracé gps ou maps.me. Il faut se diriger vers la droite, le volcan El Hoyo se trouvant derrière le Volcan Las Pilas qui se trouve en face de vous. Le chemin traverse ensuite une prairie puis, s’enfonce dans la forêt. Ici, vous aurez le choix entre 2 sentiers. Celui de gauche est celui indiqué sur maps.me, que nous avons emprunté, il semble que ce chemin ne soit plus utilisé par les tours (un peu moins bien entretenu mais tout à fait praticable) et que le nouveau soit celui de droite. Les deux se rejoignent un peu plus haut, à vous de choisir.
Le chemin de gauche grimpe, c’est la partie la plus dure de ce trek (loin d’être infaisable). Arrivé sur le plateau, des bancs permettent de se reposer. On voit le cratère d’un volcan, ce n’est pas encore El Oyo. Après une partie dégagée, il faut reprendre à droite dans la forêt. Le chemin monte légèrement et passe à côté d’un ancien cratère sur la droite que l’on peut apercevoir entre les arbres.
Nous arrivons ensuite sur la pente du volcan El Hoyo, les arbres disparaissent et le chemin contourne le sommet par la droite avant d’arriver au campement. Le vent est souvent fort au sommet, un petit abris a été construit afin de protéger le coin “feu” du vent. Le terrain est plat et offre déjà une belle vue sur le volcan Momotombo, le lac Nicaragua, le Cerro Asososca et sa lagune.
Une fois la tente montée nous vous conseillons de vous rendre au cratère jeune situé au dessus du campement et facilement repérable depuis celui ci. De nombreuses portions de chemin y mènent, il ne vous sera pas difficile de simplement monter tout droit, en sa direction. Ce trou dans la pente du volcan et profond, impressionnant. Plus haut, vous pourrez observer le vieux cratère où la nature a repris ses droits. Si vous continuez sur la droite du vieux cratère, vous observerez la fumée de sulfure s’échapper de la terre. En contournant le vieux cratère par la gauche, on arrive au plus beau des points de vue : une magnifique vue à 360° sur la chaîne de volcan : d’un côté Momotombo, de l’autre Cerro Negro, Telica, San Cristobal, Cosinguina, pour ne citer qu’eux. Le coucher du soleil est splendide.

Le lendemain, le trek continue vers la laguna Asososca. Pour trouver le début du chemin vous pourrez vous référer à notre tracé GPS, il n’y a pas de chemin sur maps.me. Voici quelques indications : depuis le campement, il faut avancer vers la falaise, le chemin descend tout droit en direction du Cerro Asososca et de la lagune, il se situe dans l’alignement du jeune cratère, il flèche peinte sur une pierre l’indique. Il est ensuite facile de suivre le chemin qui est dès le début bien tracé. Le chemin descend la pente d’El Hoyo puis s’enfonce dans la forêt. Vous apercevez par moments de belles vues sur le Cerro Asososca et le volcan Momotombo. Le sentier est bordée de beaux arbres fleuris à notre passage. Le seul endroit où le chemin se divise se trouve lorsque vous arrivez proche de la lagune. Le chemin de gauche mène à une plage alors que celui de droite contourne le lac jusqu’à la plage principale située près de l’entrée principale de la lagune et donc de la route pour ensuite rentrer à León.
Depuis le campement jusqu’à la lagune comptez 3h30. Le chemin n’est pas difficile et en descente mais il fait chaud. Vous serez ravis de vous baigner dans cette belle eau bleue et d’admirer le paysage entre lac et cerro conique. Pour rentrer à León depuis la lagune, il faut encore marcher 2,7km. Le chemin remonte un peu depuis la plage principale puis vous arriverez à une grande ligne droite sablonneuse. Vous passerez devant l’entrée de la lagune où le garde pourra vous demander de payer l’entrée, dites lui que vous avez payé à l’entrée du sentier El Hoyo et qu’on vous a dit que c’était inclus et tracez votre route. Une fois sur la route goudronnée qui relie Puerto Momotombo à La Paz Centro, prenez à droite pour rejoindre l’arrêt de bus. Des bus pour La Paz Centro passent régulièrement (toutes les demi heures ou heures). Il vous faudra ensuite prendre un bus pour León (il y en a en permanence sur la route principale).

★★★☆☆

La Paz Centro est souvent perçue par les voyageurs comme une ville de transit sans intérêt. Nous vous conseillons de consacrer quelques heures à la visite de ce village authentique afin de vous confronter à la vie locale et de rencontrer ses habitants. C’est un village calme, les façades sont colorées et vous verrez sur les portes des maisons que de nombreuses personnes vendent du fromage et autres produits frais directement chez eux. La Paz Centro est aussi la ville d’origine du Quesillo, si populaire au Nicaragua. Sur la place principale vous trouverez plusieurs kiosques et marchands ambulants vendant ces tortillas au fromage frais à la texture particulière accompagnées d’oignons crus. Parfait pour un petit creux.

Autre spécialité de La Paz Centro : la poterie en barro. Plusieurs petits ateliers d’artisans sont installés dans le village dont la production est vendue à des particuliers mais aussi en grande partie aux magasins et sur les marchés de León et de la région. Un savoir-faire intéressant à découvrir.
En demandant dans la rue, on nous a indiqué un atelier où travaillent 6 artisans, chacun ayant sa tâche bien précise. L’un d’eux, Francisco nous a très bien accueilli et nous a montré toutes les étapes de fabrication des pots et autres décorations. Plus de détails sur cette immersion ici.

★★★★★

Si vous souhaitez une destination hors des sentiers battus sur la côte pacifique, vous êtes au bon endroit !
Les plages de Tiguilillo, Jiquilillo et Padre Ramos sont très sauvage et souvent oubliées de touristes (surtout Padre Ramos). Pourquoi ? Cet endroit est peu valorisé dans les guides touristiques, difficile d’accès et il y a très peu d’hôtels, bar ou restaurants hormis les 2 ou 3 comedors de Padre Ramos. N’espérez donc pas de cocktails ni de wifi mais nous vous assurerons que vous serez complètement dépaysés et que vous ferez de très belles rencontres.

Padre Ramos se situe au nord de la côte pacifique à quelques 20km à vol d’oiseau de la frontière maritime avec le Salvador. C’est une piste sablonneuse qui mène à cet endroit coupé du monde. En longeant la belle et grande plage le matin ou en fin de journée, vous rencontrerez de nombreuses barques de pêcheurs. C’est au couché du soleil que les habitants se rendent à la plage pour acheter directement le poisson frais. Lorsque vous commandez un poisson grillé au comedor du village, vous pouvez être sûr qu’il est du jour.

Padre Ramos est situé à l’entrée d’un grand estuaire composé de centaines de canaux bordes de mangrove. Nous vous conseillons de visiter cette réserve protégée en kayak. Attention, soyez avertis que l’estuaire est confronté à la marrée (nous avons été contre la marrée à l’aller ainsi qu’au retour, renseignez-vous). Vous pourrez louer une barque pour la journée à Erica pour 450CRC soit 12€. Vous pourrez la demander au comedor Dona Petrona ou vous rendre directement chez elle au bout de la baie ouverte sur l’estuaire (coordonnées gps : 12.764788, -87.46965).
Préférez en priorité l’estuaire la virgen si vous souhaitez rencontrer le petit groupe de pêcheurs qui pêchent sur une cabane flottante. Ils pêchent de petits poissons pour leur bassin d’élevage. Ce projet a été initié par une coopérative locale ainsi que plusieurs associations européennes.
Le récit de cette immersion ici.

Autre expérience à ne pas manquer à Padre Ramos : la rencontre avec l’association Eli scientific qui étudie la migration des baleines à bosses. L’association a été créée afin de palier au manque de donnés au Nicaragua sur la migration des baleines. Nous avons vécu une journée exceptionnelle en mer en leur compagnie où nous avons appris à relever les données nécessaires à l’étude des mammifères et où nous avons pu observer 3 femelles avec leurs petits et un mâle, le mâle a sauté juste à côté de notre lancha et un des baleineaux nous a également offert un beau spectacle. C’était la première fois que vous voyons des baleines d’aussi près (les scientifiques ont droit à s’approcher plus des mammifères et de rester avec eux beaucoup plus longtemps afin de récupérer les données dont ils ont besoin). Une journée pleine d’émotions que l’on recommande grandement.
Attention : l’association Eli n’est sur place que de fin janvier à fin avril (période de migration des baleines à bosse.
Pour en savoir plus, retrouvez les détails de cette expérience unique ici.

★★★★☆

Le Volcan Cosiguina est le dernier de la chaîne du Nicaragua et le plus au nord. Depuis ses 859m, il domine l’énorme golf partagé par le Salvador, l’Honduras et le Nicaragua. Le panorama y est magnifique : du côté Nicaraguayen, on y voit le volcan San Cristobal, la côte pacifique et la réserve Estero Real (le plus grand estuaire d’Amerique Centrale) du côté du Salvador et de l’Honduras, on admire les volcans et îles de cet immense golf. La vue au sommet est également composée du lac vert situé au fond du cratère et des aigles qui font des tours en contrebas. Sa profondeur ne permet pas de s’y rendre.
Le Cosiguina mesurait plus de 2300m avant son explosion qui a par ailleurs été ressentie du Mexique à la Colombie !
Désormais haut de seulement 859m, il n’est pas difficile à grimper. Son ascension s’effectue en 2h30-3h et ne nécessite pas de guide. Il fait très chaud durant l’ascension. Il peut être conseillé de partir tôt le matin mais c’est tout à fait faisable la journée si vous emmenez beaucoup d’eau (2L/personne).
Il est possible de le gravir depuis deux chemins différents : nous avons opté pour celui situé en face de l’hôtel Brisas del Golfo où nous avons pris un café et pu laisser nos sacs le temps de l’ascension. Pour vous repérer pour pouvez suivre notre tracé GPS ou utiliser maps.me.

Voici quelques indications :

Depuis l’hôtel Brisas del Golfo, il faut prendre la route en face puis le chemin directement à gauche 200m plus loin. Commence alors une ligne droite sablonneuse de 2km sans dénivelé. Vous arrivez ensuite au début d’une montée sur une petite crête bordée de petites maisons aux murs en plastique. Si les habitants sont extrêmement pauvres, ils sont super accueillants et engageront sûrement la discussion. On vous invitera peut être même à vous asseoir à l’ombre de leur maison et on vous offrira un verre d’eau ramenée à dos d’âne ou de cheval depuis Potosi. En effet, ici, il n’y a pas d’eau courante et il faut faire plusieurs kilomètres sous la chaleur pour en trouver. Passé les dernières maisons, le chemin continue à travers champs puis ensuite dans les bois. Le chemin monte jusqu’à l’air de camping puis de plus belle sur la droite. La vue se dégage et l’on admire peu à peu une grande partie du golf partagé par le Salvador, l’Honduras et le Nicaragua, leurs volcans et les estuaires de mangroves du côté Nicaraguayen. On finit la montée et nous voilà au mirador qui offre une vue 360° sur le cratère, profond de 700m et son lac émeraude, et la vallée.

Partis tard (vers 10h) nous avons mis presque 3h pour monter (avec pauses eau, photos et discussions avec les locaux rencontrés). S’il est possible de longer une petite partie du cratère afin de récupérer l’autre chemin pour redescendre le volcan, nous choisissons d’emprunter le même chemin car nous souhaitions prendre le dernier bus de 14h40 pour Chinandega. C’est donc en 1h30 que nous descendons le volcan en marche rapide. Il fait très chaud, heureusement nous avons assez d’eau.
Cette fois ci, le bus partira bien à l’heure et nous le voyons filer sous nos yeux ! Heureusement, un pickup traînait par là et accepte la course poursuite avec le bus après que nous ayons récupéré en vitesse l’ensemble de nos affaires à l’hôtel d’en face ! Mission réussie, nous rattrapons et sautons dans le bus, tout transpirants et couverts de poussière.

★★★★★

Et encore une petite ascension de volcan avant de s’éloigner de la chaîne de Maribios (pour quelques temps). Le volcan Telica est une géante marmite fumante qui vaut le détour ! Il est possible de dormir au pied du volcan et de voir la lave au fond du cratère lorsqu’il n’y a pas trop de vent et que la fumée n’est pas trop épaisse. Le Telica offre également une magnifique vue sur les volcans de la chaîne ( Momotombo, El Hoyo, Cerro Asososca, Cerro Negro d’un côté et le géant San Cristobal de l’autre. Ce dernier est particulièrement visible depuis le cratère du Telica et on le voit parfaitement cracher sa fumée. Autre plus de ce trek, si vous partez de San Jacinto, vous observerez la terre bouillir et cracher sa fumée. En effet, au début de la rando, à l’entrée du parc (60CRC soit 1,50€), vous observerez ces trous remplis de boue bouillonnante et les fumeroles.
Si les pentes du volcan sont couvertes de végétation, au sommet, le paysage est lunaire.Il y a souvent du vent au sommet, le ciel est alors bien dégagé et laisse place aux étoiles.Ce trek est assez populaire, vous risquez de ne pas être complètement seul au sommet.
Si de nombreuses agences proposent cette excursion au départ de León, la rando est complètement faisable en solo. Les chemins sont sur maps.me et vous trouverez également notre tracé gps.

Voici quelques indications :

Il y a deux chemins qui permettent de gravir le Telica. L’officiel, par San Jacinto, permet de voir les fumeroles et offre une très belle balade dans la vallée avant de commencer l’ascension. Comptez 10km et 3h de marche. Le second part du pont de la route principale après Santa Teresa en direction de San Jacinto (cf maps.me). Nous avons emprunté le premier à l’aller et le second au retour. Celui ci commence par une longue route sablonneuse en plein soleil, aux abords pleins de détritus. Nous vous conseillons fortement de choisir le chemin depuis San Jacinto. Si beaucoup de tours préfèrent l’autre chemin c’est parce qu’ils peuvent emmener leurs groupes plus loin en minibus et donc éviter la marche interminable de la route sablonneuse et donc réduire le temps d’ascension.
En partant de San Jacinto, traversez les champs de fumeroles ainsi que les piquets et barbelés de l’autre côté et empruntez le chemin qui monte légèrement en direction du volcan. En continuant tout droit, vous arriverez à une petite route. Il vous faudra d’abord traverser un gros tuyaux avant de prendre à droite.
Tournez ensuite directement à gauche pour récupérer le chemin. Vous vous trouvez alors sur un chemin poussiéreux situé dans une tranchée abrité de temps à autre par des arbres. Vous y croiserez probablement des troupeaux de vaches accompagnés ou non. Vous rencontrerez une maison, prenez à droite puis à la prochaine intersection continuez tout droit. 500m plus loin, prenez à droite et encore 500m plus loin à gauche. Vous arrivez à la fin de ce chemin et au début de la belle vallée.

Vous vous trouvez dans un champs de blé et de frijole. Sur votre gauche se dresse le volcan Santa Clara et sur votre droite une belle colline aux contrastes de couleurs. Vous continuez tout droit dans cette vallée puis empruntez le chemin de gauche et 700m plus loin encore à gauche. Vous arriverez ensuite à un chemin qui monte. Tournez à gauche et descendez avant de passer une première barrière. Le chemin continue tout droit sur 300m et il faudra tourner à gauche puis passer les derniers barbelés.

Vous arrivez alors sur le second chemin qui permet l’ascension. A partir d’ici, il est difficile de se tromper de chemin. L’ascension commence d’abord tranquillement puis devient plus dure. Il fait très chaud et le soleil tape. La vue sur la vallée commence à se dégager. Après quelques lacets et la plus dure partie de l’ascension, vous arrivez dans une petite forêt.
Plus loin vous arriverez en face de plusieurs barbelés avec des flèches contradictoires, il faudra prendre les escaliers pour se rendre au camping et au cratère. Après 2 lacets, la vue sur la chaîne de volcans est magnifique. Le chemin de droite longe la crête pour se rendre au cratère, celui de gauche se rend directement au camping depuis lequel vous pourrez également vous rendre au cratère.
Si vous n’arrivez pas trop tard, vous pourrez croiser le vendeur de bière qui chaque jour, gravit le volcan à dos de cheval pour transporter ses marchandises.

Dans la plaine lunaire entre le camping et le volcan, plusieurs chevaux sauvages broutent le peu de végétation qu’ils trouvent. Nous avons planté la tente en dehors de la zone de camping, face au volcan, l’emplacement idéal pour la vue et également bien abrité par rapport à ceux du camping. Cependant le sol est constitué de poussières. Le vent était fort et beaucoup de poussière est rentrée dans la tente.
Le coucher du soleil se passe sur la partie à gauche du volcan d’où l’on voit la plus belle vue sur les volcans et le pacifique.
Vous pourrez ensuite vous approcher de l’énorme cratère fumant en espérant y voir la lave (en fonction de la densité de la fumée). Et enfin revenir au campement pour une belle nuit sous les étoiles.
La descente se fait un peu plus rapidement, comptez 2h30. Vous aurez alors le temps de profiter de l’endroit avant de redescendre. Vous pouvez choisir de redescendre par l’autre chemin mais on ne vous le conseille pas, le paysage est beaucoup moins beau et vous devrez marcher le long de cette route sablonneuse en plein soleil et arriverez au milieu d’une décharge …
Arrivé à San Jacinto, il vous sera facile de prendre un bus pour Esteli ou pour León.

★★★★☆

Après avoir bien découvert la région de León, ses volcans et ses plages, nous avons décidé de nous rendre plus au nord. Une partie du Nicaragua moins visitée mais toute aussi attrayante. Entre région du café, fabriques de tabac, réserve naturelle et canyon.
On recommande Esteli comme point central pour visiter cette région, Matagalpa étant une trop grosse ville et beaucoup plus visitée. Esteli n’a pas beaucoup d’intérêt hormis un tour dans les fabriques de cigares. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est quand même intéressant de voir le processus de fabrication, bien que ce soit de grosses entreprises et que nous n’avons pas trouvé de petits producteurs et exploitants…

Réserve de Miraflor :

Depuis Esteli, nous vous conseillons fortement de vous rendre dans la réserve de Miraflor située au nord. Ces collines sont couvertes de plantations de café, de maïs, d’oignons, de poivrons, de fleurs exotiques… Les paysages sont très beaux et vous vous sentirez complètement dépaysés et seuls au monde. Très peu de voyageurs s’y rendent par eux même, des tours sont organisés depuis Esteli mais il est facile de s’y rendre en bus locaux bien qu’il n’y ait pas beaucoup de départs. Louer une moto est l’idéal si vous souhaitez combiner plusieurs villages dans une journée (les bus ne passent que 2 fois par jour, une fois que vous descendez, vous pouvez seulement faire du stop et il n’y a pas beaucoup de passage). Il est difficile au début de se repérer à Miraflor car il y a très peu d’indications sur maps.me. Nous vous conseillons de vous renseigner à l’hostel Luna International d’Esteli, une mine d’informations sur la région.
La réserve de Miraflor est grande, nous vous conseillons de préférer La Pita, Cebollal et El Sontule à El Coyolito qui a peu de choses à offrir.
Au programme : rencontres dans les champs et dans les fermes avec les locaux et balades jusqu’à des miradors et des cascades. À La Pita, vous pourrez notamment rencontrer Manuel, propriétaire d’une ferme et de nombreuses plantations. Il est très accueillant et pourra vous montrer et vous faire participer au processus du café qu’il récolte sur ses terres et qu’il vend à la coopérative de la réserve. Pour en savoir plus, vous trouverez ici le récit de cette expérience.
Allez également faire un tour du côté de la ferme d’Enrelica qui vit avec son mari et ses 4 garçons trentenaires. Ils sont incroyablement gentils et pourront vous montrer comment ils produisent le fromage de vache qu’ils vendent tous les 8jours à Esteli. Vous trouverez ici notre immersion.
Toujours à La Pita, vous pouvez vous rendre au mirador pour une belle vue sur la vallée et ensuite marcher jusqu’à Cebollal afin d’y découvrir ses cascades et de s’y rafraîchir.
Depuis La Pita et Cebollal, il vous faudra reprendre un bus pour vous rendre à El Sontule. Là-bas, vous serez complètement immergés dans les cafetals.
Plusieurs familles proposent des Homestays (chambres d’hôtes) dans ces minuscules villages. Ne vous attendez pas à des places du village ou à des rues, il n’y a que des petites maisons et fermes sur les côtés de l’unique piste de Miraflor.

Canyon de Somoto :

Situé à 80km au nord d’Esteli et à seulement 7km de la frontière avec l’Honduras, le canyon de Somoto est un incontournable de tout voyageur qui visite le nord du Nicaragua. Il est possible de découvrir le canyon en empruntant un des 3 parcours qui sillonnent le fond du canyon mais aussi par le chemin qui grimpe jusqu’aux miradors et offre une vue imprenable. Des balades à cheval sont également organisées par la communauté vivant aux abords du canyon si vous souhaitez approfondir votre visite de la région.

Si le canyon est accessible sans tour, droit d’entrée de $5 mais la plupart des visiteurs s’y rendent avec un guide pour $15 pour le parcours de 4h, $12 pour celui de 2h30 et $10 pour celui d’une heure. S’y rendre avec un guide est indéniable si vous ne vous êtes pas renseignés avant et n’avez pas maps.me. En effet, les parcours les plus intéressants (4h et 2h30), ne partent pas depuis l’entrée, il faut s’y rendre à pied. Pour vous y rendre par vous-mêmes, il vous suffit de longer la route principale (direction frontière Honduras. Après 1km, vous verrez sur votre droite un panneau indiquant les chemins qui mènent au début du canyon. 950m plus loin, il vous faudra choisir entre prendre à gauche et rejoindre le sentier qui mène au tout début du canyon (parcours de 4h) ou au milieu en traversant la barrière et rejoindre le parcours de 2h30.

La balade avant d’arriver au canyon est très agréable, la région est très sèche. Au début du canyon, il y a peu d’eau (en février), mais très vite on marche sur les rochers à côté de la rivière, le canyon se resserre de plus en plus, les parois sont plus hautes, c’est vraiment beau. Par endroit il est inévitable de nager, soit vous avez un bon sac étanche pour votre pique nique et appareil photo soit vous vous y rendez uniquement en maillot. Les guides ne louent malheureusement pas leurs sacs étanches.
Il est possible de sauter à plusieurs endroits dans le canyon. Il y a notamment un saut de 20m (selon les guides).
Attention, préférez les jours de semaines, de nombreux locaux se rendent au canyon le week end.

★★★★★

Une petite île paradisiaque perdue dans les Caraïbes ca vous fait rêver ? Alors allez faire un tour du côté de Little Corn Island (la petite île du maïs), vous ne le regretterez pas !!
Ici, pas de voitures ni de routes goudronnées, le calme plane.
Longue de 4km, cette île de sable blanc et eau turquoise est idéale pour se relaxer, se baigner, plonger ou s’essayer à d’autres sports nautiques comme le kayak, la voile ou le kite surf.
Une école de kite surf à ouvert sur la côte Est entre les bungalows Elsa’s place et Grace’s cool spot. À tester s’il y a du vent ($80 la location/jour) ! De nombreux hostels et cabañas louent des kayaks et paddle.

Plusieurs opérateurs vous proposeront des tours de snorkeling pour $25, nous vous conseillons de vous rendre directement à la nage ou en kayak à la barrière de corail depuis Otto beach (vous y verrez les bateaux des tours). Vous verrez facilement des raies manta, tortues, coraux et poissons de toutes les couleurs.
Si vous avez votre PADI, nous vous conseillons de plonger avec l’école de hôtel Derek’s place situé au Nord Est de l’île. Les groupes sont seulement composés de 4 personnes plus le dive master. Vous verrez de nombreux requins au spot « White Horse » ainsi que des Eagles raies et sûrement des tortues. Les coraux sont également très beaux.
Les plus belles plages se trouvent sur la côte nord et la côte est. Il est très facile et agréable de longer la plage du sud au nord puis de rentrer par le chemin de terre qui traverse l’île, passant par la jungle. C’est au centre de l’île que vous rencontrerez les locaux sur le pas de leur porte.

Le sud ouest de l’île et les abords de l’arrivée des bateaux est la zone la plus touristique. C’est ici qu’il y a le plus grand choix de restaurants/bars et d’hostels, bien que l’on ne compte pas plus de 5 restaurants. L’ambiance est festive sans être déjantée. Les prix sont aussi plus élevés. Si vous souhaitez manger local et pour moins cher, nous vous conseillons El Bosque, petit restaurant familial situé au sud de l’île à mi-chemin entre la côte Est et la côte Ouest. Les langoustes cuisinées de diverses façons, sont un régal (comptez $8, $5 pour les autres plats).

★★★★★

La magnifique ville coloniale de Granada est incontournable à tout voyageur au Nicaragua. Nous sommes littéralement tombés amoureux de cette ville, peut être la plus belle d’Amérique centrale ! Elle rivalise clairement avec Antigua (Guatemala), Trinidad (Cuba) ou encore San Cristobal (Mexique) pour ne citer qu’elles.
Se balader dans les rues de Granada, admirer ses façades colorées, ses petites églises et places ainsi que ses rues pavées, ses cafés et restaurants est un réel plaisir. Ne manquez pas la rue Calle la Calzada qui relie la place principale au lac, à moitié piétonne et pleine de bars et restaurants en terrasse.
Mais Granada a encore plus à offrir.

Las Isletas :

La ville est situé sur le lac Nicaragua (le plus grand lac du pays). Un jolie malecon (bord de lac) permet de se promener, de bénéficier de tables de pique nique ombragées ainsi que de barbecues. Il est aussi possible de se baigner.
Il est également possible de découvrir les petits îlots couverts de végétation au large de Granada : Las Isletas. C’est aussi un paradis des oiseaux. Si de nombreux tours en bateaux de 2h sont organisés, nous vous conseillons de vous y rendre en kayak. Il est possible d’en louer au restaurant cabaña Amarilla, situé au début de la péninsule, négociez $15 la journée. Vous serez alors complètement libres de voguer de canaux en canaux, entre les mangroves, les îlots déserts et les belles propriétés de la haute classe Nicaraguayenne (comme le propriétaire du fameux rhum Flor de Caña). Vous pourrez également vous arrêter sur un îlot restaurant pour la pause midi (un peu cher mais tellement agréable). Nous vous conseillons Punta Corre Viento, le cadre est vraiment sympa et le propriétaire aussi.

Los pueblos blancos :

Un petit tour dans les villages aux alentours de Granada vaut vraiment le coup ! Nous vous conseillons de louer un scoot ou une moto pour $20 à $30 la journée (vous trouverez à Calle la Libertad à une rue à l’ouest de la place principale).

Premier village à visiter : Diria pour son mirador et sa petite place principale. Puis cap sur San Juan de Oriente et ses nombreux ateliers/boutiques d’artisans. Dans la plupart, on vous emmènera voir l’atelier où la famille fabrique ses pots, bols, mugs, assiettes… Nous vous conseillons d’aller faire un tour du côté de l’atelier Alfarerja situé dans la rue principale, dans la descente après la place et l’église. Dans cette boutique familiale vous rencontrerez Roberto un jeune qui en plus de ses études réalise de magnifiques poteries en barro et sera ravi de vous montrer toutes les étapes de fabrication dans l’atelier derrière la boutique. Pour en savoir plus sur cette expérience c’est par ici.
Rendez-vous ensuite du côté de Catarina où les rues aux alentours de la place principale sont pleines de boutiques artisanales et notamment de sculptures de bois et de magasins de fleurs. Le mirador de Catarina offre également une belle vue sur la laguna de Apoyo.
Enfin, le village de Masatepe dispose d’une belle église et dans ses rues vous pourrez vous imprégner de la vie locale.
Sur la route reliant Catarina à Masatepe, de nombreux magasins/ateliers de bois vendent tout le mobilier possible et inimaginable. Nous vous conseillons de vous arrêter au premier qui réalise de magnifiques tables avec le tronc des arbres récemment tombés.
La ville de Masaya peut également être visitée notamment pour son marché artisanal et son Malecon au bord de sa lagune.

Laguna de Apoyo :

La belle laguna de Apoyo est un incontournable de la région. Vous pouvez facilement vous rendre aux plages qui la bordent pour plonger dans son eau bleue, admirer le volcan Mombacho et vous relaxer.
Vous pourrez alors vous rendre aux miradors de Diria, Catarina et ceux en continuant la route de la lagune.

Volcans Masaya et Mombacho :

À ne surtout pas manquer : la visite du volcan Masaya de nuit afin d’y voir la lave dans son cratère. Lorsque la fumée qui s’échappe du volcan n’est pas trop épaisse, on observe très bien la lave bouillonner en profondeur. C’est vraiment impressionnant ! Pour vous y rendre, vous pouvez prendre un des nombreux tours ou vous y rendre en scooter/moto/voiture entre 17h30 et 19h30. Il vous faudra vous acquitter de $10/personne et faire la queue (seulement 50 personnes s’y rendent en même temps et restent 15mn en haut à observer la lave). On se rend jusqu’en haut du cratère en véhicule. Si vous êtes en moto, vous pourrez éviter la queue et gagner peut être 1h d’attente. Nous avons réussi à rester 30mn en haut en posant des questions au gardien, très intéressant et très bien informé des activés volcaniques.
Il est également possible d’effectuer des randonnées sur le volcan la journée. Celles-ci sont indiquées sur maps.me.
Il est aussi possible de gravir le Mombacho et d’admirer la vue sur le Masaya, la laguna de Apoyo, Granada et le lac Nicaragua. Les chemins sont également indiqués sur maps.me. Les randonnées se font à la journée et il est facile de se rendre à l’entrée du parc en bus.

★★★★☆

La première destination des voyageurs au Nicaragua (après le terrible San Juan del Sur), Ometepe est l’île principale de l’immense lac Nicaragua (8264km2). Cette belle île dispose de 2 volcans : le Concepcion côté ouest (1610m) et le Maderas (1394m). Il est agréable de découvrir cette île pendant quelques jours bien que vous y croiserez pas mal de touristes.
Il est très difficile de se déplacer sur l’île sans véhicule (des bus passent plusieurs fois par jour mais ne relient pas tous les villages). Nous vous conseillons de louer un scooter, une moto ou un quad pour découvrir l’île (comptez entre $15 et 35/jour, après négociations).

Au programme :

Forcément l’ascension du volcan Concepcion qui se fait sur la journée (randonnée difficile, 5,5km et 1500m de dénivelé positif) et celle du Maderas qui se fait sur la demi journée (5,8km et 1200m de dénivelé positif). Il faut partir tôt le matin, prévoir assez d’eau (au moins 2L par personne) et se renseigner avant si on veut le faire en solo (les chemins sont sur maps.me mais il y en a plusieurs et l’on vous dira qu’il est fortement recommandé de le faire avec guide). Nous n’avons pas fait ces treks car nous n’avions plus beaucoup de temps, nous avions déjà fait pas mal d’ascensions de volcans et ces volcans ont souvent la tête dans les nuages, le climat étant différent du nord du Nicaragua. Finalement nous avons eu très peu temps et la chance de n’avoir pratiquement pas de nuages au sommet des volcans.

Le tour de l’île ou du moins la partie Maderas en moto ou quad permet de bénéficier de différents points de vue sur les volcans. Attention, la route de la partie Maderas de l’île est une piste très endommagée, le scooter n’est vraiment pas recommandé. Sur la route, vous pourrez vous rendre au mirador de l’hostel Zopilite (prenez le chemin comme si vous étiez client de l’hôstel), à la cascade de San Ramon (il est possible d’aller jusqu’à 1km de la cascade en moto, 4x4en quad -$4), à la Punta El Congo, et à l’Ojo de Agua (piscine agréable mais touristique et pas très naturelle – $5).
Le parc Charco Verde situé non loin de l’arrivée du ferry de San José est agréable pour se balader. Il y a une lagune, une jolie petite plage, plusieurs miradors et un îlot jusqu’auquel il est possible d’aller à la nage et de bénéficier d’une vue sur les deux volcans, seul, au milieu du lac. Vous y verrez aussi de nombreux oiseaux. Si la réserve est payante, il est possible de s’y rendre par le chemin qui part après de la route principale (direction le canopy), après la descente, un accès entre les fils de barbelé est entre ouvert.

Autre incontournable : un tour de kayak sur le Río Istian, entre nénufars, vue sur les volcans et multitude d’oiseaux, vous serez complètement dépaysés. Si beaucoup de tours sont organisés, vous pouvez vous rendre au restaurant El Peru situé sur la Playa Pueblo Nuevo sur la partie Maderas en direction de Merida depuis Santa Cruz. La vue sur la volcan Concepcion est splendide, le coin est calme, le restaurant propose de la bonne cuisine, le staff est très sympa et vous pourrez louer des kayaks pour $15 pour un double (tours a minimum $25/personne). Vous pourrez alors prendre votre temps et peut être explorer un peu plus la côte Maderas.
Le kite surf est également une activité de l’île, il est possible de prendre des cours ou de louer du matériel ($60 la demi journée) auprès de l’école tenue par 2 françaises et située sur la plage de San Fernando, près du Tiki bar.

Ometepe fut notre dernier stop au Nicaragua. Nous avons ensuite passé la frontière terrestre à Las Penas Blancas.
Depuis le terminal de bus de Rivas situé près du mercado principal, des bus partent toutes les heures, à partir de 6h (le bus est parti à 5h55), pour la frontière. Comptez 30 à 45mn et 20CRC (soit 0,50€).
Une fois à Las Penas Blancas, il faut se rendre au bureau d’immigration Nicaraguayen et s’acquitter d’$1 par personne avant de se présenter au contrôleur et de se faire tamponner le passeport.
Il faut ensuite marcher 500m jusqu’au bureau Costa Ricain. Ici ce sera $2/personne et l’on scannera votre sac (à notre passage il n’y avait pas de douanier regardant l’écran du scanner).
Et ça y est vous êtes au Costa Rica en moins de 30mn et pour $3 !
ATTENTION : pour rentrer au Costa Rica il vous faut une preuve de sortie du territoire. Vous avez le choix entre acheter sur internet un billet de bus ou avion pas cher, de faire un photoshop d’un ancien billet électronique ou mail de confirmation de réservation de vol ou encore utiliser un site gratuit de réservation de faux billets d’avion qui génère une confirmation de réservation à montrer au contrôleur (comme One Way Fly).
Vous pouvez ensuite prendre des bus pour La Cruz, Liberia ou encore San José. Comptez 5-6h de la frontière à L’aéroport de San José et 4680C (colons Costaricains) soit 6,70€.

HÉBERGEMENT

Hôtels à bas prix, auberges et camping

Nous avons logé à l’hostal central, petit hôtel situé sur la place de la Merced, disposant de nombreuses chambres avec salle de bain privées à $20. Ne prenez pas la chambre avec salle de bain partagée à $15, la douche n’est autre qu’un jet dans les toilettes et la porte ne se ferme pas. Nous aurions pu trouver moins cher et beaucoup mieux (les chambres sont basiques) rendez-vous par exemple à l’hôtel flamingo (complet pendant notre séjour) avec des chambres à $14.

Vous n’aurez pas beaucoup de choix d’hébergement à Puerto Momotombo, nous vous conseillons l’hôtel la Ceiba, peut être le seul hébergement, créé pour les voyages organisés. Demandez au centre touristique en face de l’entrée de León Viejo. Nous avons payé $20 avec le diner (gallo pinto, œufs brouillés et frites de bananes). Ils ont des dortoirs et des chambres doubles, vous pouvez négocier.

Nous avons logé entre Poneloya et Las Penitas au Big Foot hostel (il y en a un au centre de León et celui ci organise une navette gratuite pour s’y rendre). L’hostel est situé sur la plage et dispose d’un bar sympa ainsi que d’une piscine. Nous avons payé 180CRC/personne soit 4,5€ pour un dortoir, il n’y avait plus de chambre disponible mais elle valent le coup car elles ne coutent que 14$.
L’ambiance est festive et nous avons fait de belles rencontres.
Le long de la plage vous pourrez dénicher des petites chambres pour ceux qui cherchent quelque chose de plus tranquille.

Nous n’avons pas dormi à La Paz Centro, nous nous y sommes rendus à la journée au départ de León.

Difficile de trouver un hébergement à Padre Ramos. Si certain « Rancho » pourraient être confondu avec des auberges de jeunesses, il n’y a que la Quinta Esperanza, l’Ecolodge Trinchera et Cabañas Padre Ramos qui peuvent accueillir des voyageurs. Nous vous conseillons grandement Cabañas Padre Ramos qui est composé de bungalows colorés au toit de chaume avec salle de bain privée que vous pouvez négocier à 15$ car il vient d’ouvrir. Nous avons été les premiers à inaugurer notre bungalow qui a été fini 2h après notre arrivée à Padre Ramos ! Eddy, le jeune propriétaire est très accueillant et fera tout pour rendre votre séjour agréable. Il sera aussi ravi de vous aider si vous avez des questions pour la suite de votre voyage ou si vous souhaitez réserver un tour. C’est ici que nous avons rencontré Eli Scientific.

Nous n’avons pas logé près du volcan Cosiguina, nous avons pris le premier bus à 6h de Padre Ramos et nous y sommes rendus directement. Il a quelques petits hôtels à Potosi dont l’hôtel Brisas del Golfo qui offre des chambres à $12 (très bon prix au Nicaragua).

Nous avons campé au pied du cratère du Telica ! La vue au réveil était magnifique.
A l’entrée du parc Telica, à San Jacinto, il y a des dortoirs où vous pouvez passer une nuit avant ou après l’ascension.

hébergement à Esteli :
Nous avons logé au petit hôtel Posada Cuscatleca situé au centre ville (calle 3NE) et nous avons payé 496CRC soit 13€ pour une chambre double avec salle de bain partagée, eau chaude, grande cuisine et petit cour intérieure avec hamacs.

hébergement à la Réserve de Miraflor :
Nous avons logé au minuscule village de La Pita à El Chilamate chez Juan de Dios et Dora, la chambre était très belle mais nous avons été déçus car nous nous attendions à partager la vie de famille et nous nous sommes finalement sentis comme à l’hôtel. Nous aurions aimé tester la maison d’hôte El Matapalo de Julio, professeur à l’école primaire du village de La Pita.

hébergement au Canyon de Somoto :
Nous n’avons pas dormi au canyon mais notre guide Don Bayardo était top et il a deux jolies Cabañas dans son jardin, très agréables et seulement 100CRC ! Alors on vous recommande grandement.
Indications: l’Hospedaje rural Don Bayardo & Fam n’est pas indiqué sur la route ni sur maps.me. Lorsque vous êtes à l’entrée du canyon (là où vous payez), il faut remonter légèrement en direction de la route principale et prendre le chemin qui part à droite. C’est au bout de ce chemin, avant que celui-ci rejoigne la route principale que vit Don Bayardo.

Entre hostels/hôtels aux abords de l’arrivée du ferry côte Ouest et bungalows sur la plage sur la côte Est il y a de quoi faire.
Nous avons choisi un bungalow sans prétention à Elsa’s place sur la plage pour $25 (2ème ligne) et $30 (1ère ligne). Ce sont les bungalows les moins chers que nous avons trouvés. En nous baladant, nous avons eu un coup de cœur pour Derek’s place et sa zone verdoyante dominant une plage déserte, les prix sont quand même beaucoup plus chers.
Nous avons passé aussi une nuit à Lobster Inn, un hôtel situé juste à côté du ferry, idéal pour prendre le bateau à 6h30 du matin (comptez $20 pour une chambre double avec salle de bain).
She’ll hostel est le moins cher que nous ayons vu sur l’île avec des dorms à $12.

Nous avons logé à l’hôstel Nicaragua Mia situé sur la calle la Calzada ($17 la chambre avec salle de bain privée avec petit déjeuner). Il y a une grande cour intérieure et les chambres sont très simples mais spacieuses, la gérante est très sympa. Il est cependant possible de trouver moins cher, regardez sur Airbnb.

Il est facile de faire du camping sauvage sur les plages d’Ometepe. Nous avons également dormi à la casa Istian ($20 pour une chambre double, salle de bain partagée et petit déjeuner inclus). Le staff est sympa, l’endroit est propre et des hamacs sont accessibles.
Pour un déjeuner au bord de l’eau, on vous conseille l’Hotel Finca Santo Domingo sur la plage Santo Domingo, on a vraiment aimé le cadre et vous pourrez trouver des petits plats pour pas trop trop cher.

LES TRANSPORTS

Bus:

Bien desservi et bien organisé

Colectivos

Les taxis collectifs: plus rapides

Tuk Tuk et taxi

Petit trajet et grand prix!

Au Nicaragua, les transports s’articulent principalement autour des bus qui desservent presque toutes les destinations à prix abordable, auxquels s’ajoutent les Colectivos, genre de Shuttles locaux assez économiques partant lorsqu’ils sont pleins, et les taxis ou tuk-tuk pour les petits transport locaux.
Pour plus d’informations sur les transports au Nicaragua rendez-vous sur le guide de voyage au Nicaragua de Local Xplorer.

Transport pour aller à Leon depuis Managua

Depuis Managua, de nombreux mini bus partent du terminal la UCA. Comptez 60NIO (1,5€) et 1h. On vous fera sûrement payer une place supplémentaire si votre bagage est trop important.

Transport pour aller à Puerto Momotombo depuis León

Pour se rendre à Puerto Momotombo depuis León il faut tout d’abord prendre un bus pour La Paz Centro. Rendez-vous au terminal principal soit en taxi (50CRC pour 2 soit 1,30€) ou en fourgonnette/colectivo (5CRC/personne soit 0,13€). Vous avez ensuite 2 options : prendre les bus León – La Paz Centro pour 20CRC soit 0,50€ (on vous déposera directement au terminal d’où partent les bus pour Puerto Momotombo) ou prendre un bus León – Managua (30CRC soit 0,80€) qui s’arrêtera sur la route à La Paz Centro puis un tuk tuk (20CRC pour 2 soit 0,50€) pour le terminal. Dans tous les cas vous en aurez environ pour une heure en fonction du nombre d’arrêts effectués par le bus. Que se soit les bus direction Managua ou ceux pour La Paz Centro, il y en a très régulièrement.
Une fois au terminal de La Paz Centro, le bus part de façon assez régulière pour Puerto Momotombo (15CRC soit 0,40€), comptez 40mn.

Transport pour aller à Las Penitas depuis Leon

Depuis le centre de León il faut se rendre à pied sur la place San Juan Bautista pour prendre le bus pour le terminal du marché Sutiava (a l’ouest de la ville). Des bus passent régulièrement, comptez 10mn de trajet et 5CRC (0,13€). Depuis Sutiava, des bus partent régulièrement pour Poneloya et Las Penitas (1h et 14CRC soit 0,36€).

 

Transport pour aller au Cerro Negro depuis Leon

Il n’y a pas de bus qui relie la base du Cerro Negro et les taxis classiques ne peuvent s’y rendre car la piste est sablonneuse.
Deux options s’offrent alors aux voyageurs : prendre un taxi (négociez 150CRC pour la course soit 3,90€) ou un bus (il n’y en a pas en continue, demandez les horaires depuis le terminal du marché de San Juan Bautista) en direction de Lechecuajo jusqu’au début de la piste de 15km qui mène à la base du Cerro Negro (un panneau indique la piste). Et ensuite marchez les 14km, comptez 3h30 à bon rythme. Il vous faudra partir tôt (commencez à 7h au plus tard), avec un peu plus d’eau, le chemin dans le sable et sous le soleil est fatiguant. Vous pourrez aussi faire du stop ou négocier dans les pickups des tours qui passent vers 9h. Si vous ne voulez pas prendre de risques vous pouvez négocier directement avec eux la veille du trek pour partir depuis León. Vous pourrez sûrement obtenir le trajet pour $5/personne.
Pour le retour depuis la lagune Asososca il faut prendre le bus pour La Paz Centro (15CRC soit 0,40€) puis le bus La Paz Centro-León (20CRC soit 0,50€).

Transport pour aller à La Paz Centro depuis Leon

Depuis León, il faut tout d’abord vous rendre au terminal principal soit en taxi (50CRC pour 2 soit 1,30€) ou en fourgonnette/colectivo (5CRC/personne soit 0,13€). Vous avez ensuite 2 options : prendre les bus León – La Paz Centro pour 20CRC soit 0,50€ (on vous déposera directement au centre ville) ou prendre un bus León – Managua (30CRC soit 0,80€) qui s’arrêtera sur la route à La Paz Centro (il vous faudra marcher jusqu’au centre ville mais ce n’est vraiment pas loin). Dans tous les cas vous en aurez environ pour une heure en fonction du nombre d’arrêts effectués par le bus. Que se soit les bus direction Managua ou ceux pour La Paz Centro, il y en a très régulièrement.

Transport pour aller à Padre Ramos depuis Leon

Depuis León, il faut d’abord se rendre au terminal de bus principal afin de prendre un bus ou colectivo pour Chinandega (comptez une heure et 31CRC soit 0,80€, il est possible que l’on vous fasse payer une place supplémentaire dans le colectivo si vous avez de gros sacs). Les colectivos partent en permanence. Vous arriverez au terminal au sud situé à 2km du terminal mercadito d’où partent les bus pour Padre Ramos. Vous pourrez donc prendre un taxi (40CRC soit 1€ pour 2) pour vous y rendre. Depuis le terminal de Chinandega, il y a un bus à 10h et un à 18h, comptez un peu moins de 3h pour vous rendre à Padre Ramos (40CRC soit 1€). Vous pouvez aussi prendre un bus direction El Congo et vous arrêter à l’entrée de la piste qui mène à Padre Ramos (les bus sont plus fréquents) mais il vous faudra ensuite faire du stop et il n’y a pas beaucoup de véhicules qui effectuent les 11km jusqu’à Padre Ramos. Au mieux vous trouverez un véhicule jusqu’à Tiguilillo et vous pourrez finir à pied ou profiter de la plage en attendant le bus du soir.

Transport pour aller au volcan Cosiguina depuis Padre Ramos

Depuis Padre Ramos, vous pouvez prendre le bus en direction de Chinandega et descendre au niveau de la route pour attendre le bus Chinandega – Potosi. Nous avons pris le bus de 6h du matin (10CRC soit 0,25€) et sommes arrivés avant 7h à la route. Le bus est passé 5mn plus tard et nous avons ensuite eu 2h30 de route (30CRC soit 0,77€). Nous sommes descendus juste devant l’hôtel Brisas del Golfo.

Transport pour aller au volcan Telica / San Jacinto depuis Cosiguina / Potosi

Depuis le volcan Cosiguina, il faut prendre le bus de Potosi à Chinandega (attention le dernier part à 14h40 mais vous en avez aussi un ou 2 le matin). Comptez 3h – 3h30 et 50CRC (1,30€). Il vous faudra ensuite prendre un bus en direction de León ou Managua et vous arrêter sur la route au niveau de Telica (environ 1h et 20CRC soit 0,50€) puis de prendre un bus pour San Jacinto (15mn et 12CRC soit 0,30€). Nous avons choisi de passer la nuit à Chinandega comme nous n’étions pas sûr des horaires de bus ni de trouver un hébergement à San Jacinto (il y a des dortoirs à l’entrée donc pas de problème pour y passer la nuit avant de débuter le trek). Nous avons donc pris le bus de 9h15 pour Telica et puis un bus pour San Jacinto dans la foulée.

Transport pour aller à Esteli depuis le volcan Telica ou Leon

Depuis le volcan Telica à Esteli, il faut prendre le bus de León à Esteli qui passe part San Jacinto. Celui-ci n’est pas censé s’arrêter mais si vous êtes à l’arrêt de bus et que vous lui faite de grands signes, il vous laissera monter. Nous avons pris le bus à 15h40 et nous sommes arrivés à Esteli en 2h40 (comptez 80CRC soit 2€). Vous pouvez vous renseigner des horaires de bus (assez fréquents)du León Esteli pour évaluer à quelle heure celui ci passera à San Jacinto. Pour ceux qui souhaitent plus de sûreté, vous pouvez retourner à León et prendre le bus depuis le terminal principal.

Transport pour aller à la Réserve de Miraflor depuis Esteli

Depuis Esteli, vous pouvez vous rendre à El Coyolito, La Pita et Cebollal avec le bus qui passe à l’arrêt Texaco Starmat face de la station service uno au nord de la ville (c’est la route qui relie les grandes fabriques de tabac). Vous pourrez trouver l’arrêt de bus sur maps.me. Les bus partent à 6h et 13h et mettent 45mn pour El Coyolito, 2h pour Cebollal. Les bus de Cebollal à Esteli partent à 8h et 15h. Comptez entre 25CRC et 40CRC en fonction de si vous vous rendez à El Coyolito, La Pita ou Cebollal.
Pour El Sontule, le bus part depuis le terminal Cotran Norte à 14h de lundi à samedi (il n’y a pas de bus le dimanche) ou du marché sud Alfredo Lazo à 12h30-13h du lundi au samedi. Bus “Camino Real” en direction de “Oro Verde, Sontule, Pierres Azules”. Le bus retour à Esteli part à 7h du lundi au samedi. Comptez 20CRC et plus en fonction d’où vous descendez.

Transport pour aller au Canyon de Somoto depuis Esteli

Depuis Esteli, il faut prendre le bus à 7h30 depuis le terminal Cotran Norte, comptez 2h 34CRC soit 0,90€. Des bus relient ensuite le terminal de Somoto au canyon toutes les heures. Il y en a un à 10h comptez 30mn et 10CRC.

Transports et horaires pour aller à Corn Island depuis Managua

Un vrai périple pour se rendre à Little Corn Island !
Depuis le Canyon de Somoto, nous avons réussi à prendre le bus qui relie la frontière avec l’Honduras à Somoto à 14h30 pour prendre le dernier bus de 15h15 de Somoto à Managua (4h et 117CRC/personne, 65CRC si vous n’avez pas de place assise). Achetez votre billet plusieurs heures avant si vous souhaitez avoir une place assise.
Nous sommes alors arrivés à Managua à 19h.
Pour se rendre ensuite à Little Corn Island, il est possible de prendre l’avion de Managua à Big Corn Island (environ $80/trajet) et lancha de Big Corn Island à Little Corn Island (4/jour 150CRC/personne soit 4€).

Il est également possible de combiner le bus + bateau + lancha :

Transport en bateau pour aller à Little Corn Island depuis Bluefield

Option 1 :
Bus de nuit Managua – Bluefield à 21h tous les jours (prendre le billet un jour ou plusieurs heures à l’avance pour être sûr d’avoir une place) – terminal Costa Atlantica près du marché Montenegro
Arrivée 5h30/6h du matin
300NIO
Ferry Bluefield – Big Corn Island le Mercredi et Samedi uniquement à 9h Arrivée 15h30
260NIO
Lancha Big Corn Island – Little Corn Island à 16h (tous les jours)
Arrivée 16h40
150NIO
Soit au total 710NIO (18,50€)

Transport en bateau pour aller à Little Corn Island depuis El Rama

Option 2 :
Bus de nuit Managua – El Rama à 21h (tous les jours)
Arrivée à 3h du matin
160 NIO
Panga (lancha – barque à moteur) El Rama – Bluefield à 6h (tous les jours)
Arrivée 8h
255NIO
Ferry Bluefield – Big Corn Island le Mercredi et Samedi uniquement à 9h Arrivée 15h30
260 NIO
Lancha Big Corn Island – Little Corn Island à 16h (tous les jours)
Arrivée 16h40
150 NIO
Soit au total 825C (21,5€)

Option 3 :
Bus de jour Managua – El Rama (et plusieurs départs) 6h de trajet
160NIO
Cargo El Rama – Big Corn Island à 17h ou 18h (horaires assez flexibles) le Jeudi uniquement
Arrivée 9h/10h (17h de trajet)
220NIO
Lancha Big Corn Island – Little Corn Island vers 13h (tous les jours)
Arrivée 13h40
150NIO
Soit au total 530NIO (14€)

Transport retour de Little Corn Island jusqu’à Managua / bateau + bus

Option 1 :
Lancha Little Corn Island – Big Corn Island à 6h (tous les jours)
Arrivée 6h40
150NIO
Ferry Big Corn Island – Bluefield le Jeudi et Dimanche uniquement à 10h
Arrivée 16h30
260NIO
Bus Bluefield – Managua à 21h
Arrivée 5h du matin
255NIO
Soit au total 665NIO (17,30€)

Option 2 :
Lancha Little Corn Island – Big Corn Island à 6h (tous les jours)
Arrivée 6h40
150NIO
Cargo Big Corn Island – El Rama le Dimanche (il y en a d’autres la semaine, difficile d’avoir plus d’infos) à 10h/11h (horaires flexibles / pas très fiable)
Arrivée vers 23h
250NIO
Bus El Rama – Managua à 2h du matin (il y en a toutes les 1 à 2h)
Arrivée 7h
160NIO
Soit au total 560NIO (14,60€)

Transport pour aller à Granada depuis Managua

Depuis Managua, des mini bus partent en permanence depuis le terminal UCA, dernier minibus 20h. Comptez moins d’une heure et 29CRC/ personne et /gros bagage. Ils arrivent directement sur la place principale de Granada. Pour se rendre au terminal UCA depuis le terminal terminal Costa Atlantica près du marché Montenegro, prenez un taxi pour 150CRC maximum (soit 4€).

Transport pour aller à Ometepe depuis Granada

Si avant, il était possible de prendre un ferry de Granada à Ometepe, la profondeur du lac diminuant, cela n’est plus possible. Le seul lieu de départ des Ferries est San Jorge.
Depuis Granada, il faut prendre le bus qui se rend à Rivas, il y en a toutes les heures, départ depuis le terminal mercado (demandez les bus pour Rivas) à 5 pâtés de maisons au sud de la place principale. Vous pouvez vous y rendre à pied ou en taxi (pas plus 40CRC pour 2). Nous avons pris le bus de 6h30 et avons mis 1h45 (au lieu d’une heure car le matin tôt le bus est rempli et le chauffeur fait beaucoup d’arrêts), comptez 34CRC soit 0,90€. Une fois au terminal de bus de Rivas il est possible de prendre un bus public jusqu’à San Jorge ou de partager un taxi (80CRC pour le taxi soit 2€ et 20mn de trajet). Nous avons loupé de quelques minutes le bateau qui partait de San Jorge pour Myogalpa à 8h30. Il y a des bateaux toutes les demi heures ou heures jusqu’à Myogalpa (ouest de l’île) et San José (côte sud, un peu plus à l’est) entre 7h et 17h45, retour entre 5h30 et 17h30. Consultez les horaires ici : https://ometepenicaragua.com/ferryboat.php
Comptez 1h – 1h30 de traversée en fonction de la météo.
Différentes compagnies de ferry effectuent la traversée, il est possible que certaines soient fermées le jour de votre passage comme ce fut notre cas, vous n’aurez qu’à attendre le prochain. Comptez 50CRC la traversée soit 1,30€.

Sur l’île, des bus relient toutes les heures Myogalpa à Altagracia et d’autres Altagracia à Merida (seulement quelques uns par jour). Nous avons réussi à prendre un bus depuis San José jusqu’à El quinto (jonction avant bifurcation vers Altagracia) à 18h, 20mn de trajet. Et un autre dans la foulée d’El Quinto à Santa Cruz à 18h39, 10mn de trajet.
Le stop est également un bon moyen de se déplacer. L’idéal reste la location de vélo ($5) et scooter ($15), si vous ne vous aventurez pas trop dans la partie Maderas, ou de quad et moto si vous vous y rendez.

BUDGET

12 à 15€ la nuit

2,5€ le repas

peu onéreux

La monnaie du Nicaragua est le Cordova. Lorsque vous retirez de l’argent au Nicaragua, vous aurez généralement à payer des frais bancaires s’élevant jusqu’à 3$US par retrait.
Rare sont les commerces qui acceptent la carte bancaire, encore moins sans frais supplémentaire. Conservez donc assez de liquidités sur vous, en particulier lorsque vous sortez des villes ou vous vous rendez sur des îles: Little Corn Island ne dispose pas d’ATM par exemple.

[sc name=”Budget Moyen Nicaragua”]

Pour vous guidez dans la préparation de votre budget pour un voyage au Nicaragua, découvrez notre guide de voyage au Nicaragua dans lequel vous trouverez plus d’infos:

Une chambre 2 personnes pour un hôtel local, ou 2 places en dortoir en auberge ( 450 Cordobas = 14,3€)
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Le repas typique costaricien dans la rue ou dans un bus coûte en général 60/70  C$ (=2,2€) et un repas plus complet en restaurant vous coûtera environs 100 C$ (= 3,2€)
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Transport en ferry de Bluefield à Big Corn Island : 260 C$ (= 8,25€) / personne
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Location d’un scooter/moto 750/900C$ (= 24/28,5€)
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Laverie : 60 C$ / kg (1,9)
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Prix du Cocktail: 50C$ (1,6€)
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Courses en supermarchés : 800C$ (= 25.3€) pour 4 repas et 2 petits déjeuner pour 2 personnes. (Avec fromage et vin )
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Prix de l’entrée dans un parc : de 2 à 5 dollars